« La diplomatie ne consiste pas à qualifier tout le monde d’antisémite » : l’opposition israélienne donne sa vision de la politique étrangère
A quoi pourrait ressembler la politique étrangère d’Israël si l’opposition actuelle devait parvenir à l’emporter lors des prochaines élections générales prévues à l’automne ? L’ancien premier ministre Yaïr Lapid (centre), associé avec Naftali Bennett (droite libérale), au sein d’une liste commune appelée Ensemble, a présenté, lundi 25 mai, devant des journalistes internationaux, les premiers axes de la diplomatie israélienne sur lesquels s’engagent les deux opposants à l’actuel chef du gouvernement, Benyamin Nétanyahou.
M. Lapid, qui a accepté de laisser la première place sur la liste à son allié, M. Bennett, défend un changement de méthode en arguant d’une situation diplomatique catastrophique, marquée par la dégradation des liens avec l’Europe et une partie des Américains.
Il promeut un changement sur la forme en insistant, par exemple, sur les dégâts considérables occasionnés par le ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, au moment de l’arraisonnement des membres de la flottille pour Gaza soumis à des violences graves et exhibés devant les caméras de façon humiliante.
« Une honte nationale », fustige l’ancien chef de gouvernement parmi les favoris pour devenir ministre des affaires étrangères en cas de victoire de la liste Bennett, un poste qu’il a déjà occupé entre 2021 et 2022.
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