AI. Le Centre d’intelligence artificielle de l’armée israélienne. Au Liban, les terroristes ont bien peu de chances de s’en sortir.

Par |2026-05-16T13:40:25+02:0016 Mai 2026|Catégories : DEFENSE|
(A noter : Nous avons adapté et fortement corrigé un article de Courrier International).
L’Incroyable déploiement technologique d’Israël au Liban. De nombreux terroristes du Hezbollah ont été repérés et abattus au Liban grâce à un système de ciblage piloté par intelligence artificielle (IA). Ce système, qui recoupe les données des téléphones, des caméras de sécurité et de circulation, des signaux wifi, des drones, des bases de données gouvernementales mais aussi celles des réseaux sociaux, a doté Israël d’une capacité presque omnisciente à traquer les terroristes. Les caméras installées sur les drones filment et enregistrent des visages, les marques et plaques d’immatriculations des voitures ainsi que les domiciles. Les drones emploient des simulateurs d’émetteurs-récepteurs – connus sous le nom de stingrays [ou intercepteurs d’IMSI] – afin d’imiter des antennes-relais et de provoquer une connexion du téléphone, permettant un accès non seulement aux données du terroriste, mais aussi à tous ses mouvements en temps réel. Même en changeant de carte SIM, le terroriste est suivi. “C’est un immense aspirateur de données : métadonnées du téléphone, localisation, remplacement de carte SIM, utilisation des applications, interactions sur les réseaux sociaux, parfois même données bancaires ou reconnaissance faciale. Une grande quantité de données est recueillie via des sites commerciaux, des réseaux mobiles, des services de renseignements alliés ou des espions sur le terrain”. Une fois toutes les données récupérées, des logiciels comme XXX, de l’entreprise spécialisée dans les technologies de surveillance XXXX, les harmonisent, les classent et les hiérarchisent, puis les relient à des identités associées à des appareils ou à des comptes. L’IA est capable de reconstituer la chronologie des activités d’un individu et de cartographier son réseau de relations. Depuis vingt ans, les Israéliens ont accès à la majeure partie de l’infrastructure de données du Liban, comme les informations sur les utilisateurs de mobiles ou les enregistrements de véhicules. Ils ont également piraté le réseau terrestre et le système de transmission du Hezbollah. “Ces éléments ont permis à Israël d’élaborer une liste de cibles précises qui comprend à la fois des commandants de terrains et des personnalités dirigeantes”. C’est à cette étape que l’IA entre en scène. En disséquant rapidement des téraoctets de données, elle analyse les comportements des individus, puis les compare aux mouvements d’une personne considérée comme une menace ou qui a été repérée sur des zones signalées. Elle détecte également les déviations des trajectoires habituelles. Et toutes ces informations servent à créer ce qu’on appelle un “profil de menace”. Selon un colonel israélien, il en résulte un système capable de dénicher des cibles très rapidement. “Le système exécute en l’espace de quelques secondes ce qui, par le passé, aurait nécessité des centaines d’enquêteurs et plusieurs semaines de travail”, explique un directeur du Centre d’intelligence artificielle de l’armée israélienne.
 
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