Les titulaires des brevets de Better Place, une entreprise israélienne pionnière dans le domaine des véhicules électriques (VE) aujourd’hui disparue, réclament environ 250 millions de dollars au constructeur chinois Nio.
Les plaignants accusent Nio « d’exploiter, sans autorisation ni licence, le modèle, la technologie, l’expérience et la propriété intellectuelle de l’entreprise israélienne Better Place », portant ainsi atteinte à leur propriété intellectuelle. Better Place, qui a déposé le bilan en 2013, était un pionnier dans le domaine de la recharge et du remplacement des batteries de véhicules électriques. Bien que son siège social fut situé en Californie, l’entreprise était dirigée depuis Israël par son fondateur, Shaï Agassi. À son apogée, l’entreprise exploitait 21 stations d’échange de batteries à travers Israël. LE PLUS EN 2013. Faillite de better place.

l’humanité ne sera pas libérée de la dépendance envers le pétrole grâce à Better Place. Cette entreprise israélienne de rechargement de voitures électriques, par des batteries amovibles, a été mise en faillite dimanche dernier. Depuis, les médias israéliens racontent comment le rêve de son inventeur, Shai Agassi, le surdoué du high-tech, s’est transformé en cauchemar financier.

Tout avait bien commencé avec le parrainage du président Shimon Pérès. Vinrent ensuite les investissements de la première fortune d’Israël, la famille Ofer, à la tête d’Israel Corp, le plus grand consortium du pays, puis l’alliance avec le constructeur français Renault. Mais après la mise en place en Israël de 1 804 bornes de rechargement en électricité et de 38 stations de changement de batteries, les dettes se sont accumulées – 812 millions de dollars sur cinq ans, dont 454 millions pour la seule année 2012 -, conduisant au limogeage d’Agassi de son poste de P-DG.

Les tentatives de ces dernières semaines pour trouver de nouveaux actionnaires se sont soldées par un échec et ce fut l’annonce de la banqueroute. Tout est raconté jour après jour par le menu, avec, comme dernier développement en date, la procédure de liquidation entamée sur décision de la justice israélienne. Les juges ont privilégié deux axes : le licenciement de la plupart des 320 employés « pour permettre une diminution draconienne des dépenses » et la poursuite, du moins pendant quelque temps, des services à la clientèle. Une mesure destinée à calmer le millier d’acheteurs israéliens de Fluence ZE, la voiture électrique.

Ce mardi, lors des débats au tribunal de district de Tel-Aviv, il n’y avait pas seulement le nouveau P-DG de Better Place et ses avocats, mais les représentants des employés et des multiples créanciers, dont Renault qui réclamerait 65 millions d’euros (lire notre article). Également dans la salle, des clients anxieux de ne pas savoir à quelle sauce ils allaient être mangés, entre perte financière sèche et voiture inutilisable par manque de points de rechargement et de stations de remplacement des batteries amovibles.

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