Et si l’Iran s’était jeté tête baissée dans le piège stratégique du détroit d’Ormuz ?

En bloquant le détroit d’Ormuz, l’Iran pensait tenir l’Occident par la gorge. Mais le blocus américain en retour a retourné l’arme contre celui qui l’avait dégainée : 400 millions de dollars de pertes quotidiennes, réserves de stockage saturées, importations alimentaires stoppées, capacités de production menacées d’effacement définitif.

Ce que Téhéran croyait être son atout maître pourrait bien se révéler le piège dans lequel il s’est lui-même enfermé.

Atlantico : Avec la majorité de ses échanges commerciaux passant par le Golfe, l’Iran n’est-il finalement pas le pays le plus pénalisé face au blocus, autrement dit, la fermeture du détroit d’Ormuz n’est-elle pas une forme de suicide économique ?

Jean-Pierre Favennec : La principale ressource de l’Iran en revenus extérieurs, en exportations, est le pétrole. Avec le blocage du détroit d’Ormuz, l’Iran ne peut plus exporter son pétrole et perd donc l’essentiel de ses ressources à l’exportation, qui sont très importantes.

Cette situation constitue également une difficulté comparable pour les autres pays du Golfe, puisqu’ils ne pourront pas non plus exporter.

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