Les anticorps de lama, une piste prometteuse pour soigner cancers et maladies rares. Les chercheurs israéliens, comme les européens, s’intéressent avec passion aux lamas.
Ce camélidé produit de minuscules protéines, appelées “nanocorps”, qui permettraient de lutter contre de nombreuses maladies. Les entreprises de biotechnologie et les laboratoires pharmaceutiques explorent diverses pistes de recherche, espérant trouver la poule aux œufs d’or.
Allongé dans l’herbe, un lama se prélasse au soleil, le cou dressé. Un autre se tient debout, les oreilles rabattues en arrière en signe de défi. Un troisième se précipite pour accueillir les visiteurs d’un petit coup de museau amical. Il ne s’agit pas d’une ferme éducative : ces animaux à fourrure sont en Belgique pour travailler.
Des chercheurs ont découvert que leurs anticorps permettent de lutter contre de nombreuses maladies. Ce sont des milliards de dollars que les laboratoires pharmaceutiques investissent dans ce secteur, avec peut-être à la clé une nouvelle génération de médicaments révolutionnaires qui pourraient soigner des maladies difficiles à traiter comme les cancers, les névralgies et des affections cutanées chroniques.
Les lamas jouent un rôle essentiel dans l’expérience. Entre bain de poussière et pâturage, ils reçoivent des injections déclenchant la production des précieux anticorps. Cette espèce fait partie des rares à produire de minuscules protéines, appelées “nanocorps”, dont les scientifiques louent la facilité de production, de manipulation et de modification.
“C’est comme des Lego que l’on peut assembler à sa guise, une propriété vraiment remarquable”, explique Mark Lappe, directeur général de la société californienne de biotechnologie Inhibrx Bioscience
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