Quand elle était petite, Rebecca Amsellem était sûre d’une chose : elle ne travaillerait jamais dans les médias. C’est raté. A 37 ans, la jeune femme vient de fêter les dix ans de sa newsletter féministe « Les Glorieuses ». Dix ans qu’elle envoie chaque mercredi matin – avec un très bon taux d’ouverture de 40-45 % – une série de contenus autour de la philosophie, la science, la littérature, la société… A ce jour, elle revendique plus de 150.000 abonnés, dont 7 % d’hommes ! Objectif : 10 % d’ici à la fin de l’année.

Le chemin n’a pas été un long fleuve tranquille pour Rebecca Amsellem, franco-canadienne, qui voulait plutôt faire de la recherche. Un an avant de finir sa thèse en économie, elle lance sa newsletter, sous le statut d’association, un peu comme un hobby. « Je me suis rendu compte que ça allait être difficile d’avoir un poste à l’université, c’est payé au lance-pierre. Je n’avais pas envie de cette vie-là », raconte celle qui a toujours vu le monde de la recherche comme un « fantasme » et une « production de savoir ».

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