Les frappes israélo-américaines en Iran inquiètent la Chine et la Russie pour l’avenir

Les frappes israélo-américaines contre l’Iran ont provoqué une onde de choc dont la portée dépasse largement le Moyen-Orient.

À ce stade, il est encore trop tôt pour en mesurer toutes les conséquences, mais une chose semble déjà acquise : la République islamique, fondée en 1979, est entrée dans une phase décisive de son histoire.

La mort de l’ayatollah Ali Khamenei et l’intensité des bombardements visant les structures stratégiques du régime marquent peut-être la fin d’un cycle entamé avec la révolution islamique.

L’« axe du mal » – selon l’expression employée par certains analystes – formé par l’Iran, la Russie et la Chine, apparaît profondément fragilisé. L’une de ses composantes vient d’être brutalement atteinte.

Selon Le Figaro, Pékin et Moscou ont dénoncé l’intervention occidentale, mais sans aller au-delà de condamnations verbales.

Comme lors de la « guerre de douze jours » en juin 2025, aucun soutien militaire concret n’a été envisagé. Pour la Chine, un engagement direct serait trop coûteux et trop risqué.

Pour la Russie, empêtrée dans la guerre en Ukraine, l’option est tout simplement hors de portée – d’autant plus que Moscou dépend moins qu’auparavant des livraisons iraniennes de drones.

En quelques jours de bombardements, les États-Unis ont cherché à rétablir une dissuasion écornée par les hésitations en Ukraine et l’enlisement au Proche-Orient.

Le message envoyé aux puissances dites révisionnistes est clair : Washington demeure capable d’employer la force de manière décisive. Cette démonstration de puissance rebat les cartes stratégiques, reléguant pour un temps la Chine et la Russie à un rôle plus défensif.

ATLENTICO

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