Guerre en Iran : les pétro-monarchies fâchées avec les Etats-Unis… ou pas

Suite à l’attaque américaine contre l’Iran, de nombreuses publications indiquent que l’Arabie saoudite et ses voisins auraient retiré plus de 2 000 milliards de dollars des États-Unis pour rompre avec Washington.

Atlantico : Suite à l’attaque américaine contre l’Iran, nous avons remarqué un narratif sur les réseaux sociaux qui affirme que l’Arabie saoudite et ses voisins auraient retiré plus de 2 000 milliards de dollars des États-Unis pour rompre avec Washington. Au-delà de cette propagande, les monarchies du Golfe sont-elles réellement en train de « rompre » avec les Américains ?

Michel Fayad : Le narratif évoquant un retrait massif de plusieurs milliers de milliards de dollars des États-Unis par les monarchies arabes du Golfe Persique relève largement de la guerre informationnelle qui accompagne toute crise géopolitique majeure. L’idée d’un mouvement financier d’une telle ampleur est peu crédible pour des raisons économiques très simples.

Les fonds souverains du Golfe – saoudien, émirati ou qatari – possèdent une part considérable de leurs actifs en dollars et investie dans l’économie américaine, qu’il s’agisse d’actions, d’immobilier ou d’infrastructures. Un désengagement brutal déstabiliserait non seulement les marchés mondiaux mais aussi leurs propres portefeuilles d’investissement.

ATLENTICO
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