Yoaz Hendel offense les orthodoxes en comparant Bnei Brak à Rahat
La comparaison a suscité l’indignation à Bnei Brak, ville réputée pour ses faibles taux de criminalité

Une vive controverse a éclaté dimanche après des déclarations de Yoaz Hendel, président du Parti des réservistes, accusé d’avoir offensé la communauté orthodoxe en comparant la ville de Bnei Brak à Rahat, dans le cadre d’un discours sur la perte de gouvernance et l’insécurité intérieure.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au conseil régional de Ramat HaNegev, Hendel a affirmé que « dans un État qui fonctionne, la gouvernance existe partout », ajoutant qu’elle ferait aujourd’hui défaut aussi bien à Bnei Brak qu’à Rahat. Ces propos ont été tenus à l’occasion du lancement d’un plan en dix points destiné à restaurer la gouvernance et la sécurité intérieure.
Ce programme prévoit notamment une réforme en profondeur des forces de l’ordre, la création de polices locales placées sous l’autorité des municipalités, l’établissement d’une unité spécialisée de lutte contre la criminalité au sein du Shin Bet, ainsi qu’un durcissement des sanctions pénales. Hendel a également qualifié la criminalité dans le secteur arabe de « huitième front » d’Israël, appelant à l’application d’une « doctrine du Texas » favorisant l’autodéfense locale, dans un contexte qu’il juge aggravé par une grave pénurie d’effectifs au sein de la Police israélienne.
La comparaison a cependant suscité une indignation immédiate à Bnei Brak, ville réputée pour ses faibles taux de criminalité. Le maire par intérim, Menahem Shapira, a dénoncé une déclaration « totalement déconnectée de la réalité », qualifiant les propos de Hendel d’« incitation bon marché ». Il a souligné que Bnei Brak figure parmi les villes les plus sûres du pays et constitue, selon lui, un modèle d’ordre et de sécurité personnelle.
Les critiques se sont intensifiées avec l’intervention de Yaakov Vider, membre du conseil municipal, qui a accusé Hendel de mensonge et d’incitation, allant jusqu’à exiger des excuses publiques. Vider a insisté sur le fait que Bnei Brak affiche des taux très bas de meurtres, de vols et de cambriolages, tout en se distinguant par un haut niveau de solidarité et d’entraide entre habitants.
