EDITORIAL. Daniel Rouach. J’ai décidé de lancer, avec des amis israéliens, à Tel-Aviv, à partir de la Trade Tower, une « War Room » qui sera totalement indépendante de l’Ambassade de France (qui fait un travail exceptionnel pour valoriser, défendre , argumenter sur la nécessité d’une bonne coopération France-Israël), du Consulat, des Associations francophones israéliennes, de la Chambre de Commerce Israël-France.
La War Room (7 personnes) : une sorte de « Comité d’éthique hyperactif » né par la nécessité d’agir.
Objectif Numéro 1 de la « War Room » (7 personnes) : clouer le bec (dans le style « Simon Moos ») aux personnages publics israéliens (ils sont nombreux) qui critiquent la France de manière injuste et qui sont malheureusement relayés par une presse militante. Récemment un Ministre a balancé des immondices verbaux sur la France.
La War Room a déjà pris contact avec le ministre israélien des Affaires de la Diaspora
Des hommes politiques israéliens ont tendance à oublier que des milliers d’israéliens ne souhaitent pas créer des situations conflictuelles entre les deux pays.
A chaque fois qu’un membre de la Knesset lancera des insultes absurdes et infondées nous irons à Jérusalem pour rencontrer celui où celle qui hurle ses sentiments de haine anti-France.
De nombreux députés israéliens souffrent d’amnésie. En 2023, Emmanuel Macron avait reproché à Téhéran d’avoir accumulé « près de 40 fois plus d’uranium enrichi que ce qui lui était autorisé », en s’affranchissant « de toutes ses obligations vis-à-vis de la communauté internationale, rompant ses propres promesses », et en faisant valoir que l’Agence internationale de l’énergie atomique avait « constaté l’impossibilité d’assurer qu’il s’agissait d’un programme pacifique ».
En octobre 2023, le président français Emmanuel Macron avait condamné les actions du Hamas durant la guerre de Gaza et avait exprimé son soutien à Israël et à son droit à la légitime défense. Dans un discours prononcé en mai 2024, le Premier ministre français de l’époque, Gabriel Attal, avait défendu Israël et ses actions à Gaza.
Plusieurs personnalités publiques israéliennes critiquent la France, notamment sur sa politique vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, accusant Paris de partialité, de récompenser le Hamas avec la reconnaissance de l’État palestinien, et d’être trop laxiste face à l’antisémitisme, en particulier Benjamin Netanyahu qui a vivement fustigé Emmanuel Macron, malgré les efforts diplomatiques français pour une solution pacifique et la reconnaissance du droit d’Israël à exister.
Points de critique israéliens envers la France :
- Reconnaissance d’un État palestinien : Des politiciens israéliens, y compris des ministres d’extrême droite, considèrent cette démarche française (et d’autres pays européens) comme une récompense au Hamas après le 7 octobre 2023, et une incitation à la violence, menaçant de mesures unilatérales en réponse.
- Accusations d’antisémitisme : L’ambassadeur d’Israël à Washington a accusé la France d’être responsable de la montée de l’antisémitisme en raison de sa politique pro-palestinienne, des accusations jugées « outrancières » par le Quai d’Orsay.
- « Inaction » face à l’antisémitisme : Benjamin Netanyahu a accusé la France d’inaction face à l’antisémitisme grandissant, demandant des mesures plus fortes, comme l’expulsion de sympathisants du Hamas.
- Perception d’hostilité : Certains analystes estiment que la France est devenue hostile à Israël, appelant à traiter le pays comme tel.
Réponse française :
- La France se défend en affirmant être constructive et en cherchant une solution diplomatique au conflit, tout en combattant fermement l’antisémitisme, qu’elle considère comme une abomination.
Contexte général :
- Les relations franco-israéliennes, bien que marquées par un soutien historique de la France au droit d’Israël à exister, sont tendues par les divergences sur le conflit israélo-palestinien, notamment depuis l’offensive à Gaza.
LE PLUS.
Quelles sont les 5 langues les plus parlées en Israël ?
D’après le Bureau central israélien des statistiques, 49 % de la population parle hébreu, 15 % russe, 18 % arabe, 20 % français, 2 % anglais et 1,6 % espagnol . Les autres langues sont parlées par 10 % de la population. Actuellement, l’anglais est enseigné dans les écoles afin de faciliter la communication des Israéliens avec le reste du monde.