Impossible de ne pas le voir: le « French Bashing » venat d’Israël est en chute libre. La raison est simple : sur le dossier libanais les israéliens ont besoin de la France.

Une initiative française proposerait une reconnaissance d’Israël par le Liban pour mettre fin à la guerre.


Un tel accord inclurait une reconnaissance initiale d’Israël par le Liban ainsi qu’un engagement à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’État hébreu

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Frontière entre Israël et le Liban
Frontière entre Israël et le LibanTsahal

Une proposition diplomatique française visant à mettre fin au conflit entre Israël et le Liban inclurait une reconnaissance inédite d’Israël par Beyrouth et un processus menant à un accord de non-agression entre les deux pays. Selon des informations publiées par Axios, le Liban aurait accepté d’utiliser ce plan comme base de négociation, tandis qu’Israël et les États-Unis poursuivent encore l’examen du cadre proposé.

L’initiative, soutenue par Paris et Washington, viserait dans un premier temps à mettre fin aux combats et à ouvrir des discussions politiques entre les deux pays. Des négociations entre diplomates de haut rang pourraient débuter rapidement, avant d’être portées au niveau des dirigeants politiques, avec Paris envisagé comme lieu des pourparlers. La déclaration politique issue de ces discussions pourrait être finalisée en un mois et inclurait une reconnaissance initiale d’Israël par le Liban ainsi qu’un engagement à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’État hébreu.

Le projet prévoit également un engagement des deux parties à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que l’accord de cessez-le-feu conclu en 2024. Beyrouth s’engagerait à empêcher toute attaque contre Israël depuis son territoire et à mettre en œuvre un plan interne visant à désarmer le Hezbollah et à mettre fin à ses activités militaires.

Sur le plan sécuritaire, l’armée libanaise serait redéployée au sud du fleuve Litani tandis qu’Israël se retirerait, dans un délai d’environ un mois, des zones conquises depuis le début de la guerre. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) serait chargée de vérifier le désarmement du Hezbollah au sud du Litani, tandis qu’une coalition internationale mandatée par le Conseil de sécurité superviserait ce processus dans le reste du pays.


Dans une seconde étape, le Liban déclarerait officiellement sa disposition à négocier un accord permanent de non-agression avec Israël. Celui-ci pourrait être signé dans un délai d’environ deux mois et mettrait formellement fin à l’état de guerre entre les deux pays, qui dure depuis 1948. L’accord prévoirait également des mécanismes de sécurité et un engagement à régler les différends par des moyens pacifiques.

Après la signature de cet accord, Israël se retirerait de cinq positions militaires dans le sud du Liban occupées par l’armée israélienne depuis novembre 2024. La dernière phase du plan envisagerait enfin la finalisation de la délimitation des frontières entre Israël et le Liban ainsi qu’entre le Liban et la Syrie d’ici la fin de l’année 2026.

Le président libanais Joseph Aoun aurait déjà désigné une équipe chargée de préparer d’éventuelles négociations avec Israël. Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a confié le dossier libanais au ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer, chargé de coordonner les discussions avec l’administration de Donald Trump. Selon plusieurs responsables cités par Axios, la réussite d’un tel accord dépendra largement de l’implication des États-Unis.

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Geert Wilders traite Emmanuel Macron de « lâche » après ses critiques contre Israël


Le président français a exhorté Israël à renoncer à une offensive de grande ampleur et à cesser ses frappes massives au Liban

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Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté, le plus grand du Parlement hollandais
Geert Wilders.

Une publication en hébreu du président français Emmanuel Macron sur le réseau social X a provoqué une vive réaction du leader politique néerlandais Geert Wilders, connu pour son soutien à Israël. En réponse au message du chef de l’État français critiquant les frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban, Wilders a publié un commentaire lapidaire en hébreu : « Pahdan – פחדן » (« lâche »).

Dans son message, Emmanuel Macron expliquait avoir échangé avec plusieurs responsables libanais, notamment le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri. Il a appelé à tout mettre en œuvre pour éviter que le Liban ne sombre dans le chaos et a demandé au Hezbollah de mettre fin à « l’escalade dangereuse » qu’il mène.

Le président français a également exhorté Israël à renoncer à une offensive de grande ampleur et à cesser ses frappes massives au Liban, soulignant que des centaines de milliers de personnes avaient déjà fui les bombardements. Emmanuel Macron a par ailleurs indiqué que le gouvernement libanais s’était déclaré prêt à engager des négociations directes avec Israël, appelant à ce que l’ensemble des composantes de l’État libanais soient représentées dans ces discussions.

La réaction de Geert Wilders illustre les divisions politiques en Europe face au conflit opposant Israël au Hezbollah et aux appels internationaux à une désescalade.

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