L’ex-général Prabowo Subianto, au passé militaire controversé sous l’ère Suharto, est devenu à sa troisième tentative le huitième président de l’Indonésie, dans la continuité de son prédécesseur mais avec de plus grandes ambitions pour son pays.
L’ex-général Prabowo Subianto, au passé militaire controversé sous l’ère Suharto, est devenu à sa troisième tentative le huitième président de l’Indonésie, dans la continuité de son prédécesseur mais avec de plus grandes ambitions pour son pays.
Âgé de 73 ans, le candidat malheureux à deux reprises aux présidentielles de 2014 et 2019 l’a emporté dès le premier tour le 14 février dernier face à deux autres candidats. L’ex-ministre de la Défense a prêté serment, succédant à Joko Widodo, surnommé « Jokowi », à la tête de la première économie d’Asie du Sud-Est, à l’issue d’une période de transition de huit mois.
Son arrivée à la présidence ne manque pas d’inquiéter certains groupes de défense des droits humains qui rappellent son passé controversé et redoutent une possible remise en cause des avancées démocratiques.
Il a été accusé par des ONG d’avoir ordonné l’enlèvement de militants prodémocratie dans les années 1990, à la fin du régime de Suharto (1967-1998), dont une dizaine n’a jamais réapparu.
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