ARCOS. L’info à retenir – Israël lâche Netanyahou.
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| Les Israéliens ont voté contre Netanyahou. Mais sans désigner de successeur. |
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Un peu de contexte 👉 Les Israéliens votaient ce mardi pour leurs premières législatives depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre. Un scrutin vécu comme un référendum sur Benjamin Netanyahou, qui brigue un septième mandat après 19 ans passés au pouvoir. |
- Et le pays s’est massivement mobilisé : à 20 h, la participation atteignait déjà 74,3 %, du jamais vu à cette heure-là depuis 1988.
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| Un sursaut qui semble bien profiter à ses adversaires : selon les sondages de sortie des urnes, la coalition de Netanyahou dégringole à 50 sièges sur 120, contre 64 en 2022. En face, le bloc d’opposition mené par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot en obtiendrait 52 à 53. |
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🗳️ Sauf qu’en Israël… arriver devant ne suffit pas : il faut 61 sièges pour gouverner. Et même en tête, l’opposition en est encore loin. Pour combler l’écart, elle n’a qu’une seule réserve de voix possible : les partis arabes, qui représentent… les citoyens arabes d’Israël. Logique. |
- Ces derniers signent d’ailleurs un score historique, avec 17 à 18 sièges contre 10 en 2022. Et ils veulent eux aussi chasser Netanyahou.
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| Sur le papier, opposition et partis arabes réunis dépasseraient donc largement la barre des 61. Le problème, c’est qu’Eisenkot refuse de s’appuyer sur eux tant qu’ils n’auront pas rempli certaines conditions, comme qualifier officiellement le Hamas d’organisation terroriste. |
- Et certains de ses partenaires excluent carrément tout gouvernement qui dépendrait de leurs voix.
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| Il faut dire qu’en Israël, gouverner avec les partis arabes reste un tabou politique. Et le camp Netanyahou en joue à fond : le jour du vote, le Premier ministre accusait les citoyens arabes de « tenter de voler l’élection », et l’un de ses ministres promet déjà la mort politique à quiconque formerait un gouvernement avec eux. |
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⏳ Résultat, Israël s’apprête à entrer dans une longue période de tractations. Le dépouillement, fait à la main dans plus de 12.000 bureaux de vote, devrait durer jusqu’à jeudi. Ensuite, le président Isaac Herzog chargera un chef de parti de former un gouvernement, avec un objectif simple : réunir au moins 61 députés sur 120. |
- Et d’ici là, chaque camp va tenter de débaucher des partis dans le camp adverse.
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| Le précédent de 2021 montre d’ailleurs que tout reste possible. Cette année-là, le Likoud était déjà arrivé premier… mais une coalition hétéroclite d’opposants avait fini par chasser Netanyahou du pouvoir, avec une majorité d’un seul siège. |
| En résumé… Une majorité d’Israéliens veut tourner la page Netanyahou. Reste à savoir si l’opposition saura s’entendre pour le faire. |
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