Après les législatives, l’incertitude à la une de la presse israélienne
Diaporama.
Au lendemain du scrutin, les grands journaux d’Israël insistent sur le fait que ni le bloc de Benyamin Nétanyahou ni celui rassemblé autour de Gadi Eisenkot n’est en capacité de former seul une majorité. Mais, pour certains titres, ce dernier, en tant que leader de l’opposition, aurait quand même un avantage, à condition qu’il s’allie avec les partis arabes, dont l’électorat s’est fortement mobilisé contre le Premier ministre sortant.
“Aucune majorité gouvernementale claire” ne s’est donc dégagée des élections législatives israéliennes, titre Israel Hayom, le quotidien gratuit, classé à droite, qui affiche le plus gros tirage de l’État hébreu.
Selon les sondages à la sortie des urnes et comme semble le confirmer le dépouillement des votes en cours, le bloc de Benyamin Nétanyahou formé autour des partis de la majorité sortante et celui de l’opposition dite “sioniste” constitué autour de l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot ont échoué à obtenir, seuls, la majorité des 120 sièges de la Knesset, comme l’écrit le quotidien anglophone The Jerusalem Post.
Pour le journal Maariv, il s’agit même d’un “vote de non-confiance”, comme si aucun des deux camps n’avait obtenu de mandat pour former un gouvernement.
Mais le quotidien d’opposition Ha’Aretz fait un autre calcul. Si on additionne les sièges de tous les partis en dehors du bloc de Nétanyahou, à savoir ceux appartenant au bloc de Gadi Eisenkot – Yashar (centre droit) ; Israel Beitenou (droite), d’Avigdor Liberman ; Beyahad (centre), des anciens Premiers ministres Naftali Bennett et Yaïr Lapid ; et Les Démocrates (gauche), de Yaïr Golan – et ceux des partis arabes, on obtient une majorité.
C’est peut-être ce qui pourrait inciter le président israélien, Isaac Herzog, à confier la tâche de former le prochain gouvernement à Gadi Eisenkot, comme le titre Yediot Aharonot. Même si le bloc de Nétanyahou devrait avoir plus de sièges que le bloc concurrent, et que le Likoud du Premier ministre sortant devrait s’imposer comme le premier parti d’Israël.
Cependant, tous les partis du bloc d’Eisenkot – à l’exception des Démocrates – ont dit pendant la campagne qu’ils refuseraient tout partenariat avec les partis arabes, ce qui fait penser à l’ensemble de la presse israélienne que l’État hébreu est entré dans une phase d’incertitude politique.
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