Le vote des Franco-Israéliens : À l’approche des élections législatives israéliennes d’octobre 2026, l’électorat franco-israélien (qui réside majoritairement en Israël) se montre très partagé.

S’il existe une base traditionnellement attachée à la sécurité prônée par le Likoud, une grande partie de la communauté exprime un dilemme profond et une volonté de changement politique, notamment face à la montée de figures d’opposition comme l’ancien général de centre-droit Gadi Eisenkot, au coude-à-coude dans les intentions de vote.

Plus de 7 millions d’électeurs israéliens sont appelés aux urnes ce mardi 27 octobre, pour élire 120 députés. Ce scrutin législatif, le premier depuis 2022, s’apparente à un référendum sur l’avenir du Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Les 7,3 millions d’électeurs que compte le pays n’ont pas été appelés aux urnes depuis novembre 2022. Ces dernières législatives avaient permis à la coalition de droite et d’extrême droite, dirigée par Benyamin Netanyahou, d’accéder au pouvoir. Fait rare en Israël, elle est arrivée au bout de sa législature, après quatre ans à gouverner.

UN CANDIDAT HYPER CONNU DANS LES MILIEUX FRANCOPHONES.

Olivier Rafowicz, né à Savigny-sur-Orge, le , est un colonel de l’armée israélienne qui travaille comme porte-parole des Forces Armées d’Israël et intervient souvent dans les médias francophones pour défendre la position du gouvernement de son pays dans les conflits au Moyen-Orient.

Il s’est présenté sans succès à diverses élections dans son pays sur des listes de partis nationalistes de droite. Il est l’auteur de trois livres.

Famille

Olivier Rafowicz est né en France le . Son père, juif d’origine polonaise, a échappé à la grande rafle du .

En 1981, il a émigré en Israël lorsqu’il avait 19 ans mû par ses idées sionistes.

Il est marié avec Roxanne Rouas-Rafowicz, dirigeante de StudioFact Media Group et membre depuis 2020 du comité exécutif à Paris du patronat français Medef. Il est l’oncle de la députée européenne Emma Rafowicz.

Carrière militaire

Après avoir terminé ses études universitaires en relations internationales et en sciences politiques, Rafowicz s’est enrôlé dans l’armée israélienne en 1985. Parmi ses fonctions au sein de l’armée israélienne il a été porte-parole du Commandement du Nord et chef de la branche des communications internationales de l’Unité des porte-paroles de Tsahal, pendant la deuxième Intifada (2000-2005) et la deuxième guerre du Liban (2006).

Le , Olivier Rafowicz faisait partie d’un convoi au sud du Liban dans lequel quatre militaires israéliens ont été tués par une bombe du Hezbollah.

En avril de 2002, pendant la Deuxième Intifada, Olivier Rafowicz a été le représentant du porte-parole de l’armée israélienne dans l’équipe négociateur avec des miliciens palestiniens que s’étaient barricadés avec des otages dans l’Église de la Nativité. Il dément le fait que les soldats israéliens aient fait feu sur le bâtiment, affirmant que l’ « armée israélienne n’a pas tiré sur l’église, ni sur le couvent. […] Nous excluons toute chose qui puisse faire du mal à l’église ». Cette déclaration s’avère mensongère. Le , après des longues négociations, l’Israël a accepté le transfert des Palestiniens à Chypre ou Gaza.

Olivier Rafowicz critique cette année-là le rapport de Humans Rights Watch sur les potentiels crimes de guerre commis à Jénine (Cisjordanie occupée) par l’armée israélienne, estimant que le document « ignore complètement les raisons profondes de l’opération de l’armée israélienne à Jénine » et que celui-ci « ne s’intéresse pas à la complexité de l’infrastructure terroriste dans le camp et au fait qu’elle ait été placée au cœur d’une zone civile d’une grande densité humaine ».

Communicant de l’armée israélienne

Porte-parole du Commandement du Sud

En 2009, il a été recruté à nouveau en tant que porte-parole du Commandement du Sud. Il est membre de l’Institut de Stratégie et Sécurité de Jérusalem (JISS) et du conseil stratégique pour le Moyen-Orient du Centre Juif Européen (CJE).

Olivier Rafowicz a participé au lancement de la chaîne de télévision web israélienne InfoliveTV, qu’il a ensuite vendu à son épouse. Il intervient souvent pour défendre les positions du gouvernement israélien à la télévision (par exemple sur ILTV[10], Al Jazeera et France 24), à la radio et dans la presse écrite. Il est un commentateur fréquent de l’édition française de la chaîne israélienne I24News et a été l’envoyé du Fonds national juif pour la Belgique.

Porte-parole de Tsahal pendant la Guerre de Gaza

Il intervient fréquemment comme représentant de Tsahal sur différents médias francophones depuis l’attaque du 7 octobre 2023 et du Génocide à Gaza qui s’en est suivi. Le Monde diplomatique souligne que les médias français qui invitent Rafowicz ne contredisent ou ne mettent en doute que rarement ses affirmations malgré ses faussetés répétées.

Blast a relevé que depuis 2023, Olivier Rafowicz a été cité plus de 200 fois sur les pages X des principales chaînes d’information en continu françaises, dont 98 fois par CNews, 72 fois par BFM TV et 25 fois par LCI. Le média israëlien francophone I24News, considéré comme favorable au gouvernement de Benyamin Netanyahou, l’a quant à lui cité 248 fois.

En , Olivier Rafowicz félicite BFM TV pour son « travail excellent » en matière de couverture de la Guerre de Gaza.

Rafowicz a été le chef de la délégation d’immigration de l’Agence juive en France. En 2017, il a préparé un rapport pour la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Sofya Landever, avec des conseils pour augmenter l’immigration en Israël en provenance de France.

En octobre de 2018, il s’est présenté aux élections du Conseil Municipal de Tel-Aviv-Jaffa comme tête de la liste « Olim Beyahad », composée d’immigrants surtout francophones.

Bien qu’il se déclare officiellement « ni de droite ni de gauche » il figure, la même année, sur la liste Israël Beytenou, parti d’extrême droite dirigé par le colon ultranationaliste Avigdor Lieberman.

En septembre de 2019, il a été le candidat numéro 16 dudit parti dans les élections pour la Vingtième Deuxième Knesset et le candidat numéro 15 dans les élections pour la Vingtième Troisième Knesset. Il n’a pas remporté de siège.

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