Spécial Rosh Hachanah. L’Homme de l’année d’IsraelValley. Guy Franklin est un entrepreneur et un dirigeant de la tech israélienne basé à New York.
Un article de Daniel Rouach.
Guy Franklin, invité prochainement à Paris par la Chaire ESCP TLV, est un entrepreneur et un dirigeant de la tech israélienne basé à New York, connu pour avoir fondé la plateforme Mapped in NY.
Nous avons passé un long moment avec lui au coeur de New-York et il nous a fait visiter « HaKibbutz », sa nouvelle aventure entrepreneuriale, que nous allons présenter dans cet article. La démarche de Guy Franklin est assez exceptionnelle car elle s’inscrit dans une ville qui est de moins accueillante pour les israéliens avec l’élection du nouveau Maire, connu pour ses positions anti-Israël.
Le style personnel « cool et pro » de Guy Franklin est assez étonnant. Il reste modeste et souriant. Sa démarche personnelle est ouverte, accueillante, sympathique. Les jeunes startupistes israéliens qui réussissent sont souvent assez arrogants et sont souvent convaincus « qu’ils dominent le monde du hightech ». Ils « oublient » souvent qu’aux Etats-Unis, France, Japon, Allemagne, Chine, Maroc… des entrepreneurs très jeunes ont eux aussi bâti des empires. Guy Franklin n’a pas besoin de mettre en avant des photos avec les plus grands du monde pour que l’on comprenne qu’il est un innovateur inventeur d’un concept qui pourrait, appliqué en France, faire décoller les implantations des startupistes israéliens dans l’Hexagone et dans de nombreux pays.
Guy Franklin. Rôle et activités
- Fondateur d’Israeli Mapped in NY : Il a créé cette plateforme interactive pour recenser, suivre en temps réel et connecter les start-ups fondées par des Israéliens à New York.
- Investisseur : Il agit en tant que General Partner pour Israeli Mapped Ventures, qui investit dans des jeunes entreprises en phase de croissance.
- Implication dans l’écosystème : Il a dirigé SOSA NYC (le Global Cyber Center de New York) et a passé plus de dix ans chez Ernst & Young (EY). Il est également impliqué dans le développement de nouveaux espaces de travail et de collaboration à Manhattan, comme le projet HaKibbutz.
LE HUB ISRAELIEN A NEW-YORK. HAKIBBUTZ.
Des leaders du secteur technologique israélien à New York ont annoncé la création d’un nouveau pôle, alors que cette industrie continue de se développer dans le pays, malgré l’hostilité politique croissante à l’égard d’Israël manifestée par le maire, Zohran Mamdani, et d’autres élus.
Sa mission : devenir le point de rencontre permanent des start-up israéliennes, des investisseurs et des grands groupes présents dans la ville.
L’écosystème technologique israélien franchit une nouvelle étape aux États-Unis. Pour la première fois, un espace entièrement consacré aux entreprises israéliennes de la tech a ouvert ses portes à Manhattan.
Baptisé Hakibbutz, ce hub a vocation à réunir quotidiennement entrepreneurs, fonds de capital-risque, investisseurs, grandes entreprises et partenaires afin de favoriser les collaborations et les opportunités d’affaires.
Ce projet est né d’un partenariat stratégique entre le réseau israélien Hakibbutz, qui exploite déjà plusieurs espaces d’innovation en Israël, et Israeli Mapped in NY, la plateforme fondée par Guy Franklin, qui fédère la communauté de la tech israélienne à New York.
Selon Amir Wolner, fondateur et directeur général de Hakibbutz, « l’objectif n’était pas de créer un simple espace de bureaux, mais un lieu qui accueillera tout au long de l’année des rencontres entre fondateurs, investisseurs et dirigeants d’entreprises américaines, ainsi que des conférences et événements destinés à renforcer la présence de la tech israélienne sur le marché américain ».
La métropole américaine accueille aujourd’hui plusieurs centaines de start-up israéliennes, contre seulement quelques dizaines il y a moins de dix ans, et s’est imposée comme un marché incontournable, notamment pour les entreprises spécialisées dans la cybersécurité, la fintech et l’intelligence artificielle, en raison de la proximité des investisseurs, des grandes institutions financières et des sièges des multinationales.
LA STARTUP ZAFRAN SECURITY. LA 1ERE STARTUP ISRAELIENNE IMPLANTEE DANS « HAKIBBUTZ ».
Zafran Security est une entreprise de cybersécurité spécialisée dans la gestion des expositions aux menaces et la priorisation des vulnérabilités. Sa plateforme d’IA filtre le bruit des alertes pour se concentrer sur les 10 % de failles réellement exploitables et automatise la correction en utilisant les outils de sécurité déjà en place.
Fonctionnement et caractéristiques
- Approche IA native : Utilise des agents autonomes pour identifier et bloquer les risques.
- Optimisation des outils existants : Se connecte aux pare-feux et aux outils cloud pour ajuster la défense.
- Réduction du volume d’alertes : Ignore les failles non pertinentes pour cibler uniquement les menaces critiques.
- Automatisation des mesures : Permet une mitigation rapide avant l’exploitation réelle par des attaquants.
Sanaz Yashar — Co-fondatrice et CEO de Zafran Security.
D’origine iranienne. Elle a fui Téhéran avec sa famille à l’âge de 17 ans pour s’installer en Israël. Après son arrivée, elle a servi pendant 15 ans dans l’Unité 8200 de l’armée israélienne — l’unité d’élite du renseignement cyber, souvent comparée à la NSA américaine. Elle y a enquêté sur des cyberattaques d’État de haut niveau.
Autrement dit : une Iranienne qui devient l’une des meilleures expertes en cybersécurité de l’armée israélienne. C’est une histoire en soi.
Après l’armée, elle co-fonde Zafran Security avec Ben Seri et Snir Havdala. Formée à l’Université de Tel Aviv. Zafran vient d’être classée parmi les 10 startups IA sécurité les plus prometteuses de 2026.
Une femme, d’origine iranienne, ancienne de l’Unité 8200, qui monte une startup israélienne de cybersécurité à New York. C’est la Startup Nation dans toute sa complexité humaine.
L’INITIATEUR DU KIBBOUTZ NYC.
Guy Franklin. Israeli Mapped in NY dénombre plusieurs centaines d’entreprises technologiques israéliennes à New York. Durant notre rencontre il a indiqué que « les entreprises israéliennes continuaient de se développer malgré l’élection de Mamdani ».
Guy Franklin a indiqué que des dizaines de start-ups israéliennes s’étaient implantées dans la ville au cours des derniers mois.
« De plus en plus d’entreprises s’installent de manière permanente à New York, embauchent des équipes locales et gèrent leur expansion aux États-Unis depuis ici », a-t-il déclaré.
Un rapport publié l’an dernier par l’USBIA recensait près de 600 entreprises fondées par des Israéliens à New York, y compris des entreprises n’appartenant pas au secteur technologique, comme des restaurants.
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