EDITORIAL. L’excellent site i24News lance très souvent des analyses venant des sondeurs israéliens sur les prochaines élections. Une véritable aubaine pour cette industrie israélienne qui draine des millions de dollars.

Notres méthode de sondage st bien plus simple et moins coûteuse. Il suffit de se planter a la Tahanat Merkazit de Tel-Aviv (gare centrale) et de poser la question aux chauffeurs de taxis. Qui va gagner?

Actuellement les chauffeurs de taxis vous diront que le Likoud et Netanyahou vont gagner. Lorsque l’on pose la même question avec un accent français, les chauffeurs de taxis déclarent :

« les juifs de France sont fanatiques de Bibi et Ben Gvir ».

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LE PLUS.

En Israël, la fiabilité des agences de sondages politiques est considérée comme très relative, voire historiquement discutable. Bien que ces enquêtes soient omniprésentes dans les médias (notamment via des instituts réputés comme le Lazar Research Institute, Kantar, ou Mano Geva), elles souffrent de biais structurels majeurs qui limitent leur précision.
Le paysage des sondages en Israël se caractérise par plusieurs dynamiques clés :
📊 Des tendances utiles, mais des chiffres à manipuler avec précaution
Les politologues et les médias s’accordent à dire que les sondages israéliens sont d’excellents indicateurs de tendances et des dynamiques du moment, mais qu’ils échouent régulièrement à prédire les scores exacts au siège près. Les politiciens s’en servent d’ailleurs pour ajuster leurs stratégies en temps réel.
⚖️ Les facteurs qui nuisent à leur fiabilité
  • Le mode de scrutin proportionnel et le « seuil d’éligibilité » : Le système de la Knesset repose sur un seuil électoral minimal (3,25 % des suffrages pour obtenir des sièges). Plusieurs petits partis oscillent constamment autour de ce seuil. Si un institut se trompe de 0,5 % sur un parti, cela peut faire basculer 4 sièges d’un bloc à un autre, modifiant complètement les projections de coalition.
  • La volatilité des électeurs et la complexité des blocs : La vie politique est extrêmement polarisée (notamment entre blocs pro- et anti-Netanyahou). Le nombre d’indécis reste élevé jusqu’aux derniers jours du scrutin, et les électeurs de partis pivots changent fréquemment d’avis au dernier moment.
  • La sous-représentation de certaines populations : Les instituts de sondage éprouvent historiquement des difficultés à obtenir des échantillons parfaitement représentatifs de la société israélienne, en particulier chez les citoyens arabes israéliens et au sein de la communauté juive ultra-orthodoxe (Haredim), qui répondent moins volontiers aux enquêtes téléphoniques ou en ligne.
  • La politisation des chaînes de télévision : Les sondages sont commandés par différentes chaînes de médias dont la ligne éditoriale varie fortement. Par exemple, des écarts notables sont régulièrement constatés entre les sondages de la Chaîne 14 (généralement plus favorables à la droite et au Likoud) et ceux des Chaînes 12 et 13 (plus favorables à l’opposition).
🔍 En résumé
Un sondage en Israël ne doit jamais être lu comme une prédiction scientifique stricte, mais plutôt comme une photographie instantanée et floue de l’opinion publique. L’histoire électorale du pays a prouvé à plusieurs reprises que les résultats réels dans l’urne démentent souvent les prévisions des instituts de sondage les plus respectés.
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