Sept jeunes chercheurs des universités de Tel Aviv et de Bar-Ilan ont remporté les très convoitées bourses « Starting Grants » du Conseil européen de la recherche (CER) pour 2026, a-t-on annoncé jeudi.

Ces subventions, considérées parmi les plus prestigieuses du monde scientifique, s’élèvent à 5,25 millions de shekels, ou plus, par lauréat sur une période de cinq ans.

Destinées aux chercheurs prometteurs en début de carrière universitaire, ces subventions leur permettent de mener des recherches novatrices dans divers domaines scientifiques, a indiqué l’université de Tel Aviv dans un communiqué annonçant ses cinq lauréats.

À l’université de Tel Aviv, les lauréats sont le Dr. Ran Finkelstein de l’École de physique et d’astronomie, la Dr. Sharon Fleischer de l’École Shmonis de biomédecine et de recherche sur le cancer, le Dr. Amit Vinograd de l’École de médecine Grey, le Dr. Or Zamir de l’École d’informatique et le Dr. Michael Chapman de l’École des sciences mathématiques.

À l’université Bar-Ilan, la Pr. Reuma Gadassi-Polack, de la Faculté d’éducation et du Centre de recherche sur le cerveau Gonda, ainsi que le Dr. Arnold Filtser, du Département d’informatique et d’intelligence artificielle, ont reçu ces subventions.

À l’université de Tel Aviv, Finkelstein mène des recherches sur l’utilisation des lasers et des champs électromagnétiques pour maintenir des atomes individuels en suspension. Cette technique lui permettra de concevoir des processeurs quantiques de nouvelle génération capables d’effectuer des calculs bien au-delà de celles des supercalculateurs classiques.

Fleischer met au point un « cœur sur puce » humain, un dispositif qui utilise des cellules souches humaines pour reproduire les battements réels et les fonctions biologiques du cœur afin d’étudier l’impact des rythmes biologiques quotidiens sur les maladies cardiaques.

Les recherches de Vinograd explorent la manière dont les circuits neuronaux génèrent et régulent des émotions telles que la peur, l’agressivité et le désir. Son équipe utilise des techniques de microscopie de pointe pour comprendre comment la régulation émotionnelle se dérègle dans le cadre de troubles psychiatriques.

Zamir, dans le domaine de l’informatique, se concentre sur la conception d’algorithmes plus rapides pour résoudre des problèmes mathématiques fondamentaux et de graphes, contribuant ainsi à l’essor de l’informatique moderne.

En mathématiques, Chapman utilise la physique quantique comme outil de calcul pour résoudre des problèmes algébriques complexes qui demeurent insolubles à l’aide de formules mathématiques classiques.

À Bar-Ilan, Gadassi-Polack étudie l’impact direct des difficultés émotionnelles d’un enfant sur la santé mentale de ses parents, plutôt que l’influence potentielle de la santé mentale d’un parent sur l’enfant.

Filtser développe de nouvelles boîtes à outils algorithmiques pour traiter des données complexes issues du monde réel, telles que les itinéraires aériens et la conception de réseaux. Ses algorithmes permettent de résoudre des situations quotidiennes où les coûts, les délais ou les itinéraires ne sont pas toujours réguliers ni prévisibles.

« Ces deux chercheurs participent à des projets interdisciplinaires qui remettent en question des hypothèses établies de longue date dans leurs domaines respectifs », a déclaré l’université Bar-Ilan dans son communiqué annonçant les lauréats.

 

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