La France, “maillon faible” des marchés financiers ? Le Financial Times, très lu dans les milieux financiers israéliens, pose une question très sensible.
En cette matinée du 28 août, les premières pages des principaux quotidiens conservateurs italiens affichent toutes des titres similaires. À la une d’Il Giornale, par exemple, trône cette affirmation claire et succincte : “L’Italie meilleure que la France”.
Le Libero Quotidiano, lui, écrit sur sa une : “Les investisseurs fuient Macron, mieux vaut se tourner vers l’Italie”. Jamais avare de critiques contre Paris, la presse de droite semble jubiler vendredi. Mais pourquoi cette comparaison soudaine ?
Si ces journaux farouchement opposés au président de la République française se permettent de fanfaronner, c’est que, la veille, le Financial Times, quotidien économique de référence, a publié un article au titre choc : “Pour les investisseurs, l’Italie n’est plus un problème, c’est désormais la France qui les inquiète”.
Cette thèse développée par le média britannique s’appuie sur une analyse du marché, et notamment sur le cours des obligations d’État à dix ans des deux pays, considérées comme le titre de référence du marché.
“Le taux rendement de l’obligation d’État italienne à dix ans a longtemps évolué nettement au-dessus de celui de la France, car les investisseurs exigeaient une rémunération supplémentaire pour acheter cette dette”.
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