Les diamantaires israéliens s’inquiètent d’un déclin catastrophique de leur secteur, frappé par une taxe de 10 % imposée par les États-Unis sur les pierres taillées, l’effondrement de la demande en Asie, la concurrence agressive des diamants de synthèse et le sentiment d’abandon de la part du gouvernement.
Facteurs de la crise
- Taxes américaines : Une taxe douanière de 10 % sur les pierres taillées pèse lourdement sur les exportations vers les États-Unis, qui absorbent environ 60 % des ventes d’Israël.
- Concurrence des synthétiques : L’essor des diamants cultivés en laboratoire a fait chuter les prix de 80 % à 95 % en quelques années, brouillant la confiance des consommateurs et détruisant la valeur des pierres naturelles.
- Chute de la demande en Asie : Le ralentissement économique en Chine et en Orient a réduit la demande à presque zéro, vidant les bureaux de la Bourse du diamant à Ramat Gan.
- Manque de soutien étatique : Les professionnels déplorent l’absence d’aide publique, contrairement à la Belgique qui a obtenu des conditions douanières plus favorables auprès des États-Unis.
- Reconversion forcée : Environ la moitié des négociants auraient quitté la bourse du diamant pour devenir commerçants ou changeurs de monnaie.
Laisser un commentaire