Le consortium Forbidden Stories révélé que la France avait envisagé d’acquérir le logiciel espion israélien.
Selon les documents et témoignages recueillis par le consortium de médias, dont Le Monde, des traces techniques analysées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) permettraient d’établir des indices de compromission sur les téléphones de plusieurs membres du gouvernement français de l’époque, dont Florence Parly (Armées) et Jean-Michel Blanquer (Education nationale).
Selon ce consortium, plusieurs administrations françaises auraient en outre étudié entre 2019 et 2020 l’acquisition du logiciel Pegasus, développé par la société israélienne NSO Group.
Selon des auditions judiciaires citées par Forbidden Stories, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction du renseignement militaire (DRM) et le ministère de la Justice se seraient intéressés aux capacités du logiciel pour des enquêtes liées au terrorisme ou au narcotrafic.
Le dirigeant de la société française Syans, intermédiaire de NSO en France, a affirmé aux enquêteurs que les discussions avec les autorités françaises avaient atteint un stade avancé avec un montant envisagé d’acquisition compris entre 60 et 80 millions d’euros.
Un arbitrage élyséen final
Le projet aurait toutefois été abandonné à la fin de 2020 après un arbitrage de l’Élysée. Selon plusieurs témoignages recueillis par le consortium, Emmanuel Macron aurait invoqué des motifs de souveraineté technologique et le risque réputationnel.
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