Une croisière LGBT qui tourne mal. La Turquie et l’Egypte anti-gays.

Par |2026-07-17T09:06:51+02:0017 Juil 2026|Catégories : CULTURE|

Une croisière LGBTQI refoulée de Turquie et d’Égypte.

Au début de juillet, la Turquie a interdit l’accès à ses ports à un bateau de croisière. Le motif invoqué par les autorités est que ce dernier accueillait à son bord 2 000 personnes pour un périple réservé aux membres de la communauté LGBTQI. Les organisateurs craignent que cette décision ne crée un précédent.

Partie d’Athènes et à destination de Venise, avec plusieurs escales prévues en Grèce, en Turquie et en Croatie, la croisière du Scarlet Lady est désormais sérieusement compromise. Le navire s’est lancé le 5 juillet dans un périple de dix jours, avec 2 000 passagers à son bord. Il devait arriver en Turquie le 7 juillet, dans la station balnéaire de Kusadasi, puis passer deux jours à Istanbul. C’était sans compter sur la presse progouvernementale turque et les réseaux sociaux, qui ont lancé à la fin de juin une campagne demandant que le navire soit interdit d’accostage dans les ports turcs.

Le périple est organisé par la société Atlantis Events, spécialisée dans l’organisation de voyages pour la communauté LGBTQI. Dans un premier temps, le quotidien islamiste Yeni Akit s’est indigné du fait que les voyageurs aient prévu de visiter le quartier touristique de Sultanahmet et ses nombreuses mosquées. “De nombreux internautes réagissent en invoquant le respect de la famille, des valeurs morales et de la sensibilité de la société turque, qui ne peuvent pas être foulées aux pieds au nom de la ‘liberté’.”

Le quotidien islamo-nationaliste Yeni Safak, lui, a concentré sa colère sur un des plus vieux bars gays d’Istanbul, le Tekyön, censé accueillir les croisiéristes les plus festifs.

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