Des pays de l’UE poussent pour une interdiction des importations en provenance de Judée Samarie.

La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, s'adresse aux médias à son arrivée à Bruxelles pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE, le 13 juillet 2026. (AP/Marius Burgelman)

La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas

Plusieurs pays de l’Union européenne se sont prononcés lundi en faveur d’une interdiction des importations en provenance des implantations israéliennes en Cisjordanie, mais sans encore parvenir à un accord, a indiqué la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

« Prendre des mesures contre le commerce avec les colonies a obtenu le plus large soutien de la part des États membres », a-t-elle indiqué à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE.

Les représentants des 27 à Bruxelles sont désormais chargés de « faire avancer ce travail et nous tiendrons probablement aussi une réunion extraordinaire à ce sujet », a-t-elle ajouté.

« Nous devons adopter une position unifiée, et jusqu’à présent nous n’avons pas réussi à y parvenir », a-t-elle encore reconnu.

La Commission européenne a mis sur la table différentes options, dont une interdiction du commerce avec les implantations en Cisjordanie, considérées comme illégales au regard du commerce international.

Mais les pays de l’UE restent très divisés sur les mesures à prendre bien que « tout le monde s’accorde à dire que la situation en Cisjordanie est véritablement intolérable », avait souligné Mme Kallas avant le début de cette réunion.

Plusieurs pays de l’UE, comme la Belgique, sont favorables à des mesures fortes, mais d’autres, comme la République tchèque, y sont opposés.

L’Irlande, les Pays-Bas et l’Espagne, ont déjà imposé leurs propres restrictions commerciales.

L’Union européenne est le premier partenaire commercial d’Israël, mais les échanges avec les implantations israéliennes en Cisjordanie représentent moins de 1 % du total, selon l’UE.

Partager :