Les économistes israéliens observent avec stupéfaction ce qui se passe en France. Avec un déficit record de plus de 150 milliards l’an dernier, une croissance quasi nulle et des taux d’intérêt de 3 %, il n’est pas besoin d’en rajouter, la machine infernale s’autoalimente.
Dans les couloirs de Bercy, on suffoque aussi malgré la climatisation : les gardiens des comptes publics assistent, impuissants, à leur inexorable dérive. Que la dette française franchisse un jour le mur des 3 500 milliards d’euros, près du double de ce qu’autorisent les traités européens, paraissait inimaginable. C’est pourtant chose faite et, au train où vont les choses, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher de percuter celui des 4 000 milliards.
La Cour des comptes, après la Banque de France, le FMI et tout ce que le monde compte d’experts, avertit sans prendre de gants que le pays court à la catastrophe. Elle supplie, pour la centième fois, les responsables politiques de tous bords d’en prendre conscience et d’apporter « des réponses rapides ». Non pas en augmentant les impôts, comme ce fut le cas jusqu’ici, mais en réalisant des économies dans un système social d’une générosité unique au monde.
Pas plus la dégradation de la situation que ces avertissements n’ont fait bouger d’un iota la conscience collective. À l’extrême gauche, on s’en remet sans rire à l’ardoise magique pour effacer la dette. Au RN, on imagine benoîtement demander une nouvelle dose de morphine à la BCE pour continuer à emprunter sans douleur. De gauche à droite et dans le vaste centre, on multiplie les promesses sans lendemain.
LE FIGARO. ISRAELVALLEY.
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