La politique à l’égard d’Israël continue de créer des tensions au sein de l’Union européenne (UE). Entre lutte de pouvoir au sein des institutions communautaires et bras de fer autour de la conduite de la politique étrangère, Bruxelles vient de vivre un nouvel épisode de la guerre des cheffes.
Il a opposé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et sa vice-présidente, patronne de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. Cette dernière en est ressortie politiquement affaiblie, alors que les Vingt-Sept peinent toujours à trouver la meilleure stratégie.
Tout est parti d’une petite phrase, dont la véracité n’a jamais été confirmée. Selon le site Euractiv, la cheffe de la diplomatie européenne aurait comparé Israël au régime raciste sud-africain de l’apartheid, lors d’un entretien avec des diplomates au Mexique.
Plusieurs fois interrogée depuis au sujet de ces propos rapportés, elle a assuré ne pas vouloir commenter ses conversations diplomatiques. Le 18 juin, faute d’explications ou d’excuses, Gideon Saar, ministre des affaires étrangères israélien, a annoncé « rompre tout contact avec Mme Kallas ». Le même jour, lors du sommet à Bruxelles, Friedrich Merz, le chancelier allemand, condamnait les propos attribués à l’Estonienne, assurant qu’il « ne partage absolument pas ce choix de mots » vis-à-vis de l’Etat hébreu.
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