Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid pour réclamer la démission du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, ouvertement anti-Israël et fragilisé par une série d’affaires de corruption touchant son camp politique.
Le rassemblement, baptisé «Marche pour la dignité» et organisé par l’association Société civile espagnole, a réuni une foule brandissant des drapeaux espagnols ainsi que des pancartes portant des slogans comme «Démission de la mafia socialiste».
Selon les organisateurs, environ 80.000 personnes ont participé à la manifestation.
La mobilisation s’est déroulée dans une ambiance globalement calme, même si plusieurs incidents ont été signalés. D’après la télévision espagnole, un petit groupe de manifestants masqués a tenté de franchir les barrières de sécurité installées autour de la résidence de Pedro Sánchez. Plusieurs personnes ont été interpellées par la police.
Des dirigeants du Parti populaire (PP), principale formation de l’opposition conservatrice, ainsi que du parti de droite radicale Vox, ont participé au cortège.
Cette démonstration de force intervient dans un contexte politique particulièrement tendu pour le gouvernement socialiste espagnol. Mardi, un tribunal espagnol a annoncé l’ouverture d’une enquête visant l’ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, soupçonné d’avoir dirigé un réseau de trafic d’influence et de blanchiment d’argent.
Proche allié de Pedro Sánchez, Zapatero rejette fermement toutes les accusations portées contre lui.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement espagnol fait face à une succession d’affaires politico-financières qui alimentent les critiques de l’opposition et accentuent la polarisation politique dans le pays.
Pedro Sánchez, au pouvoir depuis 2018, reste toutefois soutenu par sa coalition de gauche malgré la pression croissante de la rue et des partis d’opposition.
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