Ce matin sur Radio J. Emission d’Ilana Ferhadian. Chronique high-tech de Daniel Rouach en direct à 7H05.

Bonjour Ilana,

« Au Festival de Cannes 2026, le high-tech d’Israël a été très présent ».

Israël à Cannes 2026 : Israël n’était pas totalement absent comme on a pu le croire, mais, c’est un fait, la présence  des artistes israéliens a été beaucoup plus faible que d’habitude.

En 2026, en dehors de Bar Refaeli, bien peu d’artistes israéliens ont été vus sur le Tapis Rouge du Festival de Cannes.

La montée des marches de Daniella Pick lors de l’une des dernières éditions du Festival avait marqué les esprits : la chanteuse israélienne avait attiré l’attention lors de la montée des marches aux côtés de son mari, le réalisateur Quentin Tarantino, en arborant un ruban jaune en soutien aux otages.

La raison principale de « l’invisibilité israélienne » : le contexte géopolitique.

• La pression pour exclure Israël des festivals culturels s’est intensifiée.
• Des cinéastes, techniciens et distributeurs ont évité de s’afficher avec des productions financées par le gouvernement israélien.
• Le pavillon israélien au Marché du Film de Cannes avait suscité des controverses ces deux dernières années.

LA TECH ISRAELIENNE.

Ce qui est présent : la tech israélienne dans les coulisses.

Le pays a fait parler de lui sur le marché du film au sujet de l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’industrie cinématographique israélienne.

Des startups israéliennes transforment le 7e art : Deepdub (doublage IA), GalaPro (accessibilité), Lightricks (LTX-2), Munch AI.

Le paradoxe Cannes 2026. Israël est absent sur scène mais omniprésent dans les outils.

La tech israélienne tourne en arrière-plan dans les post-productions, les sous-titres, les outils de promotion.

L’industrie israélienne du cinéma intègre l’IA dans l’écriture, les effets spéciaux et l’animation (comme le documentaire expérimental Water Tower Murder).
Côté exploitation, les réseaux de salles israéliens déploient des technologies immersives, tandis que les plateformes spécialisées assurent la diffusion de films internationaux et français.
Production et Création.
  • Expérimentation artistique : Des créateurs locaux utilisent l’IA pour révolutionner le processus narratif et visuel sans trahir l’aspect humain et émotionnel du cinéma.
  • Innovations technologiques : L’écosystème israélien des start-ups de la « Tech » collabore de plus en plus avec le milieu artistique pour développer des outils de production, de deepfake et de montage automatisé.
Une startup israélienne ALEPH PLUS (nom d’emprunt) (que nous connaissons bien, car très proche du site IsraelValley!) tente de reproduire le succès de Genario, une startup française qui a été très présente à Cannes.
Cette startup israélienne propose une plateforme d’intelligence artificielle spécialisée dans le secteur de l’audiovisuel et de la production littéraire.
Ses principaux services incluent la structuration narrative, le brainstorming de scénarios à partir de documents volumineux et la génération d’images adaptées aux codes du cinéma.
Fonctionnalités principales
  • Brainstorming et écriture : Un outil de type chat boosté à l’IA qui permet d’ingérer de longs documents (manuscrits, synopsis) pour générer, structurer ou corriger des scripts.
  • Génération d’images : Création de visuels et de studios d’images sur-mesure respectant les formats et les contraintes éditoriales du cinéma.
  • Découpage budgétaire : Analyse de scripts permettant de connaître les principaux postes de coûts en production.
Les Israéliens qui étaient actifs à Cannes étaient principalement des cinéastes, producteurs, distributeurs et acteurs venus participer au Festival et au Marché du Film.
Ils représentaient la diversité culturelle et politique d’Israël, incluant des réalisateurs internationalement reconnus et des figures engagées de l’industrie. 
Cinéastes et artistes de premier plan.
La scène israélienne sur la Croisette est historiquement portée par des réalisateurs et producteurs de premier plan. Parmi les figures emblématiques venues présenter leurs œuvres lors des différentes éditions cannoises, on retrouve : 
    • Nadav Lapid : Réalisateur régulièrement en lice ou primé à l’international (comme Le genou d’Ahed ou Yes).
    • Ari Folman : Célèbre pour Valse avec Bachir ou Où est Anne Frank !, ou encore des figures comme Eran Kolirin et Shlomi Elkabetz.
    • Producteurs et acteurs : Des producteurs comme Gideon Tadmor ou des acteurs internationaux qui arpentent le Palais des Festivals.

Professionnels du Marché du Film
Une grande partie des Israéliens à Cannes étaient constituée d’acheteurs, de vendeurs internationaux et de représentants d’institutions comme le Fonds du Film d’Israël. Ils viennent y négocier des droits de diffusion, trouver des coproductions (souvent avec la France et l’Europe) et promouvoir le dynamisme du cinéma israélien. 
Militants et personnalités publiques
Le Festival de Cannes étant une tribune mondiale, des personnalités de la société civile israélienne s’y rendent pour défendre des causes spécifiques.
Lors des éditions récentes, la Croisette a été le théâtre d’actions, telles que des hommages aux otages israéliens ou des appels à la paix portés par des citoyens et des survivants. De plus, des réalisateurs israéliens et palestiniens y ont également présenté des projets communs pour défendre la coexistence et la liberté artistique.

Village Innovation.

Le tout nouveau Village Innovation – qui s’étend sur 1000m² – accueillera l’ensemble des activités des programmes Cannes Next et Immersive Market, avec au programme des tables rondes, des démonstrations et des explorations approfondies de l’IA générative, de la production virtuelle et d’autres technologies révolutionnaires.

AUTRES SUJETS DE LA SEMAINE.

2 — Apple & Intel : deux géants qui réorganisent leurs opérations israéliennes.
Johny Srouji (le patron des puces chez Apple, lui-même israélien) vient de remodeler la division hardware d’Apple et nomme un nouveau responsable pour les opérations chips en Israël. Parallèlement, Intel Israël vit un vrai tournant sous Lip-Bu Tan. Deux signaux forts : Israël reste incontournable dans la guerre des semi-conducteurs.

3 — Meta licencie en Israël, mais… pour mieux recruter dans l’IA.
Meta coupe ~10% de ses effectifs locaux cette semaine dans le cadre d’une restructuration mondiale — mais des centaines d’employés sont simultanément basculés vers des unités d’IA. Ce n’est pas un départ, c’est une mutation. La question : Israël reste-t-il une destination clé pour les labs d’IA des big tech ?

4 — Les startups israéliennes lèvent malgré la guerre.
Deux belles levées cette semaine : Unframe ($50M Série B, déjà +100M$ de contrats IA en un an) et NanoCo ($12M en seed pour des agents IA enterprise utilisés par Amazon, Google et Meta). Un message fort : les investisseurs croient encore dans la Startup Nation.

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