Alors que l’industrie ne jure que par les algorithmes et le visionnage à la maison via le streaming, Christopher Nolan vient de taper du poing sur la table au micro de la célèbre émission 60 Minutes. Pour le réalisateur d’Oppenheimer, la fin des salles obscures est un mythe total : le cinéma en salle est là pour rester, et pour toujours. IsraelValley l’a bien vérifié auprès d’experts : en Israël les exploitants de salles de cinéma sont d’accord avec Nolan.
LE PLUS. « À l’ère où le streaming tente d’imposer sa loi et où certains prédisent la mort lente du grand écran, il y a un homme qui refuse de plier. Christopher Nolan, qui sort bientôt son film L’Odyssée, fervent défenseur de la pellicule et de l’expérience collective, vient de livrer un plaidoyer vibrant pour l’avenir des salles de cinéma. Ce lundi 18 mai 2026, interrogé sur le déclin supposé des cinémas, le cinéaste a balayé les doutes d’un revers de main avec une confiance inébranlable. Pour lui, le grand écran ne fait pas seulement partie du passé : il est l’avenir indiscutable de notre culture.

« Une partie de notre culture pour toujours » selon Nolan

Pour Christopher Nolan, l’idée même que le cinéma puisse être totalement dématérialisé sur des téléphones ou des télévisions domestiques est une hérésie. Il ne voit pas la salle comme un simple moyen de diffusion obsolète, mais comme un monument culturel indestructible. « Les cinémas font partie de l’histoire, et ils font tout autant partie de l’avenir », a-t-il affirmé avec force. « Cette idée du film comme une expérience communautaire, un endroit où nous nous rassemblons pour vivre une histoire, je suis pleinement confiant dans le fait que cela fera partie de notre culture pour toujours. »
Cette déclaration résonne comme un immense ouf de soulagement pour les exploitants de salles, souvent malmenés par les stratégies agressives des géants de la tech et de la SVOD.

Ce que le streaming ne pourra jamais acheter

Mais pourquoi Nolan est-il si sûr de lui ? La réponse tient en un mot : l’humain. Le réalisateur explique que regarder un film chez soi, seul sur son canapé, n’aura jamais le même impact psychologique et émotionnel que de partager des vibrations avec des inconnus dans le noir. C’est cette alchimie unique que le streaming est incapable de reproduire :
  • La comédie : « Quand vous regardez une comédie dans une salle remplie de gens qui rient… »
  • Le drame : « …ou une tragédie où tout le monde est triste en même temps. »
Selon lui, cette communion par l’image et le son est « quelque chose de très, très important et de totalement unique au cinéma ». C’est précisément ce besoin viscéral de partager des émotions à grande échelle qui sauvera les salles de l’extinction ».
Partager :