Lancé il y a un an et demi dans la région, Starlink repose sur un réseau de centaines de milliers de petits satellites en orbite basse, offrant une connexion internet rapide même dans les zones mal desservies par les infrastructures classiques comme les antennes relais ou les câbles souterrains. La connexion est alors rendue possible dans des zones montagneuses, désertiques.
Mais la couverture promise par Starlink semble se limiter aux frontières d’Israël telles que définies en 1967, excluant donc la Judée-Samarie et la bande de Gaza.
La couverture réseau dans les territoires palestiniens est très mauvaise : la bande de Gaza dispose seulement d’un réseau téléphonique 2G, et depuis le 7-Octobre les coupures totales sont fréquentes. Quant à la Cisjordanie, les habitants ont accès à un réseau 3G capricieux.
À Ramallah, la capitale administrative de l’Autorité Palestinienne, les communications sont relativement faciles même si elles demeurent instables. Mais dans le reste du territoire de la Judée-Samarie, cela devient beaucoup plus délicat : certains secteurs sont complètement isolés, et même des villes relativement importantes, comme Naplouse ou Jénine, n’ont pas toujours accès aux télécommunications.
Pour pallier le manque de réseau, certains Palestiniens disposent de deux téléphones, l’un avec une puce palestinienne, l’autre avec une puce israélienne. Cela représente un coût double.
Depuis les accords d’Oslo, Israël a officiellement le contrôle sur les ondes et fréquences dans les territoires palestiniens.
Et cela implique aussi des questions de sécurité : la sécurisation des appels et messages est plus solide avec un débit 5G, tandis qu’un débit 3G présente encore des failles de sécurité. Des logiciels espions peuvent donc plus facilement s’immiscer dans les échanges, récupérer des données privées des utilisateurs
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