La Belgique a haussé le ton mardi à l’égard d’Israël en appelant l’Union européenne à prendre des mesures concrètes, dont une suspension partielle de l’accord d’association liant Bruxelles à l’État hébreu. Cette prise de position a été exprimée par le ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot à son arrivée à une réunion des chefs de la diplomatie européenne à Luxembourg.

Le chef de la diplomatie belge a vivement critiqué les opérations israéliennes au Liban, les qualifiant de « totalement inacceptables ». Il a estimé qu’il convenait certes de condamner fermement les attaques initiales du Hezbollah, qu’il accuse d’avoir entraîné le Liban dans un conflit qu’il ne souhaitait pas, mais également de dénoncer la riposte israélienne, jugée « disproportionnée et indiscriminée ».

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L’UE pourrait revoir ses accords avec Israël

Maxime Prévot a indiqué que la Belgique défendait au minimum une suspension partielle de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël. Ce texte constitue le cadre juridique principal des relations politiques, commerciales et de coopération entre les deux parties. Une telle suspension viserait à accentuer la pression diplomatique sur Jérusalem dans le contexte de la guerre régionale.

Le ministre belge a toutefois reconnu qu’une suspension totale de cet accord restait peu probable à ce stade. Selon lui, les positions divergentes des États membres rendent difficile l’émergence d’un consensus au sein de l’Union européenne, plusieurs capitales continuant de s’opposer à des sanctions globales contre Israël.


La déclaration belge intervient alors que plusieurs pays européens, dont l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie, militent également pour un durcissement de la ligne européenne envers Israël. Le débat sur la nature de la réponse de Bruxelles devrait dominer la réunion des ministres des Affaires étrangères réunis ce mardi à Luxembourg.

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