À l’occasion des commémorations de la Shoah, Dadi Barnea, directeur du Mossad, a prononcé un discours offensif, dressant un parallèle direct entre la mémoire du génocide juif et les enjeux sécuritaires actuels face à Téhéran.

Barnea a débuté son discours par une mise en garde sévère contre l’indifférence internationale : « Les naïfs se trompent en pensant que la Shoah appartient au passé, qu’un génocide est impossible dans notre réalité actuelle, que les appels à la destruction ne peuvent exister et qu’une haine menaçant l’existence d’un peuple ne peut germer. La menace iranienne s’est intensifiée sous nos yeux et sous ceux du monde, presque sans entrave »

Il a souligné qu’Israël a alerté à maintes reprises sur le danger nucléaire et sur les stocks de missiles balistiques iraniens menaçant ses citoyens, jusqu’à ce que, finalement, « nous prenions notre destin en main et nous lancions dans deux guerres de nécessité ».

Barnea a revendiqué des succès stratégiques majeurs, notamment des opérations d’infiltration « au cœur de Téhéran ». Il a indiqué que l’action conjointe de Tsahal et du Renseignement a permis de neutraliser une part significative de l’arsenal balistique iranien.

Face aux critiques pointant du doigt les objectifs non atteints de l’offensive, le patron du renseignement israélien a clarifié la doctrine de l’État hébreu : les frappes aériennes n’étaient qu’une étape. « Notre campagne se poursuit », a-t-il martelé, « Notre engagement ne sera rempli que lorsque ce régime extrémiste sera remplacé. Ce régime qui veut notre destruction doit disparaître de la surface de la terre »
Il a conclu son discours par un message ferme liant son devoir professionnel à l’impératif moral de la Shoah : « C’est notre mission. Nous ne resterons plus spectateurs face à une autre menace existentielle. En vertu d’un impératif clair : Plus jamais ça ».

Source IsraJ

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