En Israël, la chute du tourisme et le poids de l’effort de guerre pèsent fortement sur l’économie.

Engagé dans une guerre quasi permanente depuis 2023 et embourbé dans un nouveau conflit coûteux face à l’Iran et au Hezbollah, Israël devra engager des réformes et augmenter les taxes pour sauver son économie, jugent plusieurs spécialistes.

 

Vidée de ses touristes par la guerre, et de ses habitants par la pluie, la vieille ville de Jérusalem a des airs de studio de cinéma désaffecté.

Depuis l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et le début de la guerre fin février, les boutiques de souvenirs et d’artisanat font face à un ordre de fermeture – pour des raisons de sécurité, selon le gouvernement – sous peine d’une amende de plusieurs milliers de shekels.

En cette fin de mois de mars, les alertes aux missiles résonnent du matin au soir et les rares lieux de restauration autorisés à ouvrir préfèrent ne pas compter leurs pertes.

«J’ai contracté un prêt, car le gouvernement ne nous accorde aucune aide financière… On s’est retrouvés à aller à la banque juste pour pouvoir faire vivre nos enfants», confie Raed Adouin, 47 ans, gérant d’un petit supermarché du quartier chrétien.

Au milieu de cette «catastrophe», il regretterait presque les années covid, où il avait reçu une petite indemnisation.

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