La guerre au Moyen-Orient, ce nouveau “test de résistance” pour les horlogers suisses
Jusqu’ici, environ 10 % des montres suisses étaient exportées vers le Moyen-Orient. Mais l’insécurité et la baisse du tourisme dans la région pourraient avoir un impact sur les ventes. Une mauvaise nouvelle pour l’industrie horlogère, déjà ébranlée par la crise économique chinoise, s’inquiète la presse nationale.
Choc pétrolier, hausse des prix des engrais, trafic aérien perturbé… La guerre provoquée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient a des conséquences mondiales. Et ces dernières s’étendent jusqu’en Suisse, où l’une des branches phares du pays pourrait être ébranlée par le chaos qui règne dans la région : l’horlogerie.
“Il faudra attendre mi-avril et la publication des statistiques douanières du mois de mars pour savoir comment le marché a réagi”, assure Le Temps. Mais d’après le journal genevois, tous les acteurs de l’horlogerie suivent avec inquiétude les évolutions du conflit. Le Moyen-Orient représente 10 % des exportations de montres suisses, qui sont notamment portées par la demande à Dubaï.
“L’évolution des exportations vers les Émirats a été fulgurante : de 180 millions de francs en l’an 2000 [plus de 198 millions d’euros], la valeur est passée à 1,3 milliard de francs en 2025 [environ 1,4 milliard d’euros], année record.” Le salon Dubaï Watch Week, organisé tous les deux ans, est même devenu un “événement incontournable” pour les amateurs de joaillerie suisse.
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