Le représentant permanent d’Israël auprès des Nations unies à Genève, Daniel Meron, a vivement critiqué l’attitude de la communauté internationale face au conflit opposant Israël à l’Iran. Invité mardi soir sur i24NEWS, il a dénoncé ce qu’il qualifie d’« hypocrisie » de certaines institutions internationales, notamment de l’Organisation des Nations unies.

Selon lui, Israël avait déjà tenté d’alerter la communauté internationale sur la répression violente menée par les autorités iraniennes contre leur propre population, notamment lors des événements survenus en janvier. « Nous avons mis ce massacre à l’ordre du jour, mais cela n’intéressait personne », a-t-il affirmé.

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La guerre…et après?

Pour Daniel Meron, l’attention internationale ne s’est réellement intensifiée qu’après les frappes menées par Israël et les États-Unis contre des cibles en Iran. « Dès qu’Israël agit pour se protéger, les critiques apparaissent immédiatement », a-t-il déclaré, estimant que l’ONU réagit plus rapidement pour condamner les actions militaires israéliennes que pour dénoncer les violations des droits humains en Iran.

Le diplomate israélien a également insisté sur la distinction qu’il fait entre le régime iranien et la population du pays. « Le peuple iranien n’est pas l’ennemi d’Israël », a-t-il souligné, rappelant les liens historiques et culturels entre les deux peuples. Selon lui, l’adversaire d’Israël est avant tout le régime iranien qu’il qualifie de « fanatique et extrémiste ».


Daniel Meron accuse par ailleurs Téhéran de cibler délibérément des civils israéliens à travers des tirs de missiles, tandis qu’Israël affirme concentrer ses opérations sur des objectifs militaires. « C’est la différence fondamentale que nous soulignons constamment », a-t-il déclaré.

Pour le représentant israélien, la situation actuelle illustre une fracture dans la manière dont la communauté internationale traite les actions d’Israël et celles du régime iranien. Il appelle ainsi les institutions internationales à accorder davantage d’attention aux violations des droits humains en Iran et aux menaces que représente, selon lui, la stratégie régionale de Téhéran.

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