On a un réinvestissement relatif dans beaucoup de domaines qui permet de produire un peu plus, peu plus vite, même si on est quand même très loin de la notion d’économie de guerre qui a été lâchée il y a deux ans…
UN ARTICLE DE RFI. Cette année, Eurosatory fait le plein et même si les industriels Israéliens ne sont pas là, jamais un tel niveau de fréquentation n’a été atteint. La demande d’armement est énorme et encore une fois, c’est le théâtre ukrainien qui dicte la tendance, souligne Léo Péria-Péigné, spécialiste de l’armement à l’Ifri.
« Eurosatory en général est le plus gros salon du monde en termes de défense terrestre et, à chaque édition, vous avez une majeure qui se dégage de manière plus ou moins fine. Il y a deux ans, c’était très clairement l’artillerie portée. Vous aviez des obusiers partout parce que c’était ce qui était mis à l’image en Ukraine. L’artillerie, on voyait que c’était important », décrypte le spécialiste. « Ça va être encore, je pense, le cas aujourd’hui, mais cette année, je parierai sur l’importance des systèmes de défense anti-drones rapprochés, parce qu’on a vu son développement en Ukraine et aussi des systèmes de dissimulation comme Saab peut en produire dont des filets multispectraux qui permettent d’éviter d’avoir trop de rayonnements et d’être détectables avec une caméra thermique ou autre. »
Lors de la précédente édition en 2022, le président Emmanuel Macron avait appelé à passer en France à une économie de guerre. Deux ans plus tard, des doutes pointent sur la poursuite de ce chantier en cas d’alternance politique. L’objectif d’industrie de guerre n’a jamais été atteint et la poudre manque toujours pour accélérer la fabrication d’obus, rappelle Léo Péria-Peigné.
Parmi les 43 pavillons nationaux, ceux de l’Arabie saoudite, des Émirats et de l’Ukraine sont une première. À noter également le retour de la Chine après la pandémie, Pékin qui sera cette année bien représentée à Eurosatory, avec pas moins de 64 exposants.
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