Associés à l’ADN de l’Etat hébreu, ces ex-villages collectifs ont surmonté leurs problèmes financiers en renonçant à une partie de leurs valeurs. Ils aspirent désormais à devenir des pôles d’innovation pour attirer des jeunes talents.
Petite bouffée de fierté et d’espoir… ou gros accès de mélancolie ? Dans les jours qui viennent, les membres du kibboutz Nir Am, situé au sud d’Israël, en bordure de la bande de Gaza, seront, à n’en point douter, en pleine confusion des sentiments. Un espace de co-working, composé de panneaux de verre et de bois, où trône une table de billard géante, censé accueillir rapidement une quinzaine de start-up, doit en effet être inauguré. Et ce, en lieu et place de l’ancienne salle à manger commune, dont seul le carrelage d’origine est clairement reconnaissable.
Tout un symbole pour cet ancien village collectif de 160 âmes, qui a vu le jour en 1943 et opté pour la privatisation à partir de 2002, comme la plupart de ses semblables. « Il s’agit du premier ‘co-working space’ du genre de la région », assure Yair Menah, chargé du développement économique de Nir Am, dont l’initiative architecturale devrait être adoptée par sept autres kibboutz, tous désireux de recycler leurs parties communes, réfectoires ou des maisons d’enfants devenues obsolètes. « Pour nous, c’est surtout un pari stratégique », pointe le responsable.
LE PLUS. Guerre entre le Hamas et Israël : qu’est-ce qu’un kibboutz ? Les kibboutz, lieux où des Israéliens vivent en communauté, ont été pris pour cibles par le Hamas.
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