Ali, le photographe maudit par Israël. La photo de Shani Louk, une otage israélo-allemande de 23 ans.

Par |2024-04-16T12:02:43+02:0016 Avr 2024|Catégories : EDITORIAL, NEWS|

Ali Mahmud, un photographe qui collabore notamment avec l’agence de presse AP, est dans la tourmente après avoir été récompensé dans une catégorie du concours «Pictures of the Year». Il est notamment accusé de complicité avec le Hamas car sa photo montre le corps d’une otage israélienne.

Un cliché qui a suscité l’indignation. Le photographe Ali Mahmud a remporté un prix du concours «Pictures of the Year». Une récompense qui fait parler puisque sa photo exhibe le corps dénudé d’une victime de l’attaque du 7 octobre en Israël, entourée de plusieurs membres du Hamas.

Ali Mahmud est ainsi accusé de complicité avec le Hamas puisqu’il était sur les lieux au moment de l’attaque du 7 octobre, perpétrée par le mouvement terroriste en Israël, lors du festival Nova. Le photographe aurait ainsi été mis au courant de cette attaque, avant même qu’elle n’ait lieu.

Sa photo de Shani Louk, une otage israélo-allemande de 23 ans, avait fait le tour du monde car il s’agissait d’une des premières images publiées après les faits. On y voit le corps de la jeune femme, nu, à l’arrière d’un pick-up. Plusieurs membres du Hamas sont assis à côté du cadavre.

Un prix qui ne passe pas.

L’annonce de cette victoire a été vivement critiquée sur les réseaux sociaux. Sous le post Instagram de la photo récompensée, certaines personnes ont fait part de leur colère : «Il y a le cadavre d’un être humain partiellement déshabillé, une jeune femme qui a été brutalement assassinée et probablement violée. Cela ne peut pas être réel. Veuillez supprimer cette photo».

Pour Lise Benkemoun, rédactrice en chef de Radio Judaïca, ce cliché «montre la barbarie des hommes du Hamas et leur fierté face aux massacres qu’ils étaient en train de commettre».

Les ministères israéliens de lutte contre l’antisémitisme ont quant à eux déclaré que ce prix était «une normalisation de la haine antisémite» et que «la popularité de ce cliché mettait en relief le silence des organisations et de la justice internationale».

Toujours selon Lise Benkemoun, le père de Shani Louk a porté plainte contre l’agence de presse AP et contre Ali Mahmud mais s’est néanmoins dit «heureux que l’imagine ait été sélectionnée» car il s’agit «d’un symbole de cette période».

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