La pénurie de lait qui se fait ressentir ces dernières semaines est expliquée par plusieurs phénomènes: les grands fabricants de lait ne parviennent pas à suivre la demande des consommateurs notamment depuis que Tara a diminué de manière conséquente la production de lait dont le tarif est contrôlé par l’Etat depuis l’année dernière. Par ailleurs, la société Yotvata a, elle aussi, diminué sa production. Les fermes laitières du Golan qui produisaient le lait de la marque privée de Shufersal ont, par ailleurs, stoppé leur activité. A cela s’ajoute une panne dans une des principales machines de la société Tnuva, qui a entrainé une baisse de la quantité de lait fournie.
Afin de pallier ces manquements de la production israélienne locale, le ministre Smotrich a donc décidé d’ouvrir le marché aux produits importés assurant que cela ne portera pas préjudice aux producteurs locaux.
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« Nous ne pouvons pas accepter qu’il n’y ait pas de lait dans les rayons », a déclaré le ministre des Finances Betsalel Smotrich. « En raison de la pénurie de lait et après m’être assuré que les grossistes pouvaient importer du lait immédiatement, j’ai décidé d’annuler le quota sur le lait de manière provisoire. Cela permettra de réapprovisionner les rayons en quelques jours et de faire baisser les prix de manière instantanée ».
Le ministre a expliqué qu’il avait étudié différentes solutions mais que celle-ci était la plus rapide et la plus efficace. Cette mesure sera valable pendant trois mois, durée qui sera mise à profit pour trouver une solution pérenne, en coopération avec le ministère de l’Agriculture. La solution recherchée devra résoudre le problème de l’approvisionnement et celui du coût.
Le lait sera importé principalement de Pologne et sera certifié « Halav Israël », soit le plus haut niveau de cacherout pour ce produit.
Les producteurs de lait locaux fulminent contre la décision du ministre: « Après un nombre incalculable de discussions avec le ministre des Finances et au sein de la commission Economie de la Knesset, lors desquelles nous avons insisté sur l’importance de préserver la production locale, le Trésor crache à nouveau au visage des agriculteurs et préfère les producteurs polonais, hongrois et d’autres pays d’Europe de l’Est, tout en enrichissant les importateurs ».
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