Partager :

On parle cette semaine d’une invention qui a déjà quelques belles années. Mais d’abord un peu d’histoire.  En 1949, David Ben Gourion, premier Premier ministre d’Israël, décide de créer un conseil de recherche scientifique avec notamment, le physicien britannique Harry Tabor.

Dans le jeune Etat d’Israël, les moyens manquent mais David Ben Gourion est un visionnaire et il a l’intuition que le développement du pays passe par l’utilisation de ses ressources naturelles et en particulier, le soleil.

Harry Tabor raconte qu’il devait même se protéger des avis des « nudnikim » (emmerdeurs) qui le noyaient vraiment sous des avis et des projets loin d’être utiles.

Ce n’est pas immédiatement que le pays trouve la manière de faire face à la pénurie d’énergie mais c’est sans doute l’initiative pionnière du Premier ministre qui suscite un engouement pour la recherche.

Cela aboutit en 1953, avec le « Doud shemesh » littéralement chauffe-eau solaire de l’ingénieur Levi Yissar. Pour faire face à la pénurie d’énergie qui contraint le gouvernement d’alors à interdire aux Israéliens de chauffer l’eau entre 22 heures et 6 heures du matin, Yissar fonde NerYah, la première entreprise commerciale de chauffe-eau solaires d’Israël. Le Doud Shemesh est un système simple installé sur le toit : l’eau froide s’écoule d’un réservoir dans un panneau incliné sous une feuille de verre, puis chauffe au soleil. Il a vite couvert les toits d’Israël.

Le Doud Chemech est l’ancêtre de nombreuses installations fondées sur la possibilité de chauffer l’eau au soleil. Il suffit de scruter les startups du Silicon Wadi israélien pour voir que les émules se sont multipliés à l’heure où la recherche sur les énergies alternatives est planétaire.

RADIO J.

Jean-François Strouf

 

Partager :