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Avec ses 96 start-up présentes au CES de Las Vegas cette année, Taïwan est la troisième délégation, derrière la France, qui embarque 200 jeunes pousses, et évidemment, les Etats-Unis. Une surprise qui n’en est pas vraiment une au regard du soutien institutionnel très solide du Conseil national des sciences et de la technologie de Taïwan (NSTC), aux jeunes pousses de l’île.

Mais quels sont les profils de start-up se dessinent sur le pavillon de Taïwan au CES cette année ? D’après la liste dressée par le NSTC, sélectionneur des membres de la délégation, le contingent embarque surtout des jeunes pousses spécialisées dans la santé connectée, l’IA, la cybersécurité et le climat. « On voit dans cette sélection à la fois des pépites orientées vers le consommateur particulier et vers la digitalisation de l’industrie. La grande nouveauté cette année, c’est l’arrivée des start-up travaillant sur le climat », commente Nicolas Jin, présent sur place.

Parmi les 96 heureuses élues, 10 ont reçu un prix de l’innovation CES 2023, un sésame gage de crédibilité et de visibilité plus forte auprès des investisseurs présents sur le Salon, notamment nord-américains. La start-up Quantum Music en fait partie. Elle a développé Q-bear, un traducteur audio qui, via l’intelligence artificielle, analyse les besoins des bébés à partir de leurs pleurs (faim, changement de couche, somnolence, réconfort, maladies, etc.).

On trouve aussi Mindtronic, qui a conçu un boîtier de voiture permettant d’analyser en temps réel le niveau d’attention d’un conducteur et sa fatigue. Le tout avec un affichage en réalité augmentée sur le pare-brise. Enfin, parmi les deeptechs, on peut citer CytoAurora, une pépite de biotechnologie dont le procédé permet de détecter des cellules rares dans le sang, des mutations génétiques ou certaines protéines. Objectif : détecter les cancers précocement ou améliorer les traitements pour les soigner.

Enorme avantage de toutes ces start-up, selon Nicolas Jin : elles bénéficient toutes d’un accès privilégié à l’industrie ultra-performante des semi-conducteurs taïwanais. Mais dans un espace restreint. « N’ayant pas accès à un marché domestique très grand, le gouvernement taïwanais mise sur certaines technologies spécifiques bien identifiées dans le but de les exporter efficacement. Une approche qu’on retrouve en Israël ou en Estonie », souligne l’investisseur.

Source : Les Echos

 

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