Un hommage aux victimes du nazisme sera rendu dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne le 28 octobre. Le Requiem de Giuseppe Verdi sera donné dans la version de Terezin, ce nom du camp de concentration lors de la Seconde Guerre mondiale.

En 1941, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste roumano-tchécoslovaque d’origine juive Rafael Schächter fut déporté dans le camp de concentration de Terezin à Theresienstadt (Bohème-Moldavie) et chargé d’y organiser des spectacles musicaux initialement pour renforcer le moral des prisonniers. En 1943, sur ordre des SS, il réunit un ensemble de 120 choristes et 4 solistes pour interpréter le Requiem de Giuseppe Verdi.

Après plusieurs représentations, il lui fut demandé d’organiser le 23 juin 1944 une représentation du Requiem à l’occasion d’une visite de la commission du Comité international de la Croix-Rouge à qui les nazis voulaient prouver que leurs prisonniers étaient bien traités.

C’est en son hommage, à celui des victimes du nazisme et contre toute forme de discrimination que l’INSPÉ (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation) de l’académie de Paris a décidé de proposer une représentation du Requiem de Verdi dans la version de Terezin.

Ce concert gratuit aura lieu le 28 octobre à 20h dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, en partenariat avec la Faculté des Lettres Sorbonne-Université et l’Association du Mémorial de la Shoah. Le chef d’œuvre de Verdi sera interprété par les Chœurs de Paris, accompagné de 4 chanteurs solistes, un pianiste et un récitant qui lira des extraits du roman Le Requiem de Terezin écrit en 1963 par Josef Bor.

Source : RadioClassique

 

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