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Accords d’Abraham : un bilan encourageant mais mitigé.

Les investisseurs du Golfe se font attendre en Israël ; les dirigeants de Jérusalem ont laissé entendre que l’argent arabe va affluer en Israël, ce qui n’est pas vraiment le cas.

Les débuts avaient été prometteurs : le fonds souverain Mubadala des EAU a bien pris une participation dans le champ gazier de Tamar, au large des côtes israéliennes. Mais ensuite, les investissements émiratis ont fait du surplace.

Autre déception : le fonds d’investissement commun Israël-EAU prévu par les accords d’Abraham (10 milliards de dollars) n’a pas encore commencé à agir, notamment en raison de l’instabilité politique qui règne en Israël depuis deux ans.

Sans compter qu’il existe aussi des divergences sur les secteurs d’investissement ; les dirigeants d’Abu Dhabi préfèrent investir dans les infrastructures (énergie, ports, dessalement) et alors qu’à Jérusalem, on aurait préféré voir l’argent s’investir dans la technologie.

Il faut se rendre à l’évidence : deux ans après la signature des accords d’Abraham, le tourisme et le commerce ont décollé mais les investissements restent décevants.

frblogs.timesofisrael.com/a

Auteur.
Jacques Bendelac est économiste et chercheur en sciences sociales à Jérusalem où il est installé depuis 1983.
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