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Les négociations concernant la frontière maritime libano-israélienne pourraient aboutir prochainement. Leur issue permettrait de lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures sur le gisement offshore controversé de Karish en Méditerranée orientale.

Israël considère que le gisement de Karish est situé dans sa zone économique exclusive, mais, pour le Liban, il se trouve dans des eaux contestées.

La présidence libanaise a annoncé samedi avoir reçu un message du médiateur américain Amos Hochstein portant sur des propositions relatives à la démarcation de la frontière maritime avec Israël, sans en révéler le contenu. Le Liban et Israël, pays voisins officiellement en état de guerre, négocient depuis deux ans par l’intermédiaire des Etats-Unis pour délimiter leur frontière maritime et lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures sur le gisement offshore controversé de Karish en Méditerranée orientale. Les deux pays se disputent une zone maritime où ils prévoient des projets énergétiques. Les pourparlers indirects entre Israël et le Liban se font sous l’égide des Etats-Unis, qui ont dépêché Amos Hochstein servant de médiateur.

« Le président libanais Michel Aoun a reçu l’ambassadrice américaine au Liban, Dorothy Shea, qui lui a transmis un message écrit » d’Amos Hochstein sur « les propositions liées à la démarcation de la frontière maritime sud », a indiqué la présidence sur son compte Twitter.

Le bureau du Premier ministre Najib Mikati a également fait état d’une rencontre entre lui et Dorothy Shea « qui (lui) a remis une offre écrite de la part du médiateur américain ». Aucun des deux bureaux n’a donné d’information sur le contenu des propositions. Selon la présidence, Michel Aoun a appelé Najib Mikati et le président du Parlement Nabih Berri pour les consulter sur « la manière de donner une réponse libanaise dès que possible ».

A l’issue d’une visite le mois dernier au Liban, Amos Hochstein avait déclaré que des « progrès » avaient été réalisés dans les discussions indirectes entre le Liban et Israël sur cette épineuse question, mais qu’il restait « encore du travail à faire » avant de parvenir à un accord. Michel Aoun et Najib Mikati ont également fait état de progrès ces dernières semaines. Selon des déclarations mi-septembre de responsables israéliens et libanais, une proposition faite par Israël permettrait au Liban de développer les réserves de gaz dans la zone contestée tout en préservant les droits commerciaux de l’État hébreu. Des responsables libanais avaient alors demandé que la proposition leur soit soumise à l’écrit avant d’apporter réponse définitive. C’est donc chose faite.

Pour mémoire, l’arrivée en juin à Karish d’un navire affrété par une société censée extraire du gaz pour le compte de l’État hébreu avait exacerbé les tensions et poussé le Liban à réclamer une reprise des négociations, qui avaient été suspendues à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée. Ce navire a même acheminé une plateforme de forage sur le champ gazier de Karish.

Source : La Tribune (copyright)

 

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