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L’artiste israélien Yaakov Agam, très ému, a reçu mercredi le grade de de Chevalier de la légion d’honneur des mains de l’ambassadeur de France en Israël, Eric Danon.

La cérémonie qui le récompensait « pour 69 ans de services » a eu lieu dans le propre musée de l’artiste, à Rishon Lezion, en présence de sa famille, de ses amis et de l’adjoint au maire de la ville.

C’est la première fois que l’ambassadeur de France remettait une décoration en dehors de l’ambassade.

Yaakov Agam, né Gibstein, a grandi en 1928 à Rishon Letzion dans une famille pratiquante. Son père, était un rabbin spécialiste de la kabbale. Yaacov, qui développe très tôt des talents artistiques, se forme d’abord à Jérusalem à l’École des beaux-arts Bezalel, avant de s’installer à Paris en 1951 où il commence à s’intéresser à l’art cinétique. Il deviendra par la suite l’une des figures majeures de cet art de la 4e dimension, qui bouge avec le regard et le temps.

En compagnie de Victor Vasarely, Jean Tinguely, Pol Bury, et Alexander Calder, l’Israélien révolutionne l’art dans les années 70, à tel point que le président Pompidou lui commande une œuvre qui fait toujours partie des cent chefs d’œuvre du 20e siècle, selon un palmarès français, et qui est encore exposée au musée Beaubourg à Paris.

On doit notamment Yaakov Agam le tableau qui ouvre l’aile classique du musée de Tel-Aviv et, bien sûr, l’iconique fontaine du « kikar Dizengoff » à Tel Aviv déplacée lors de la rénovation de la place en 2016, puis réinstallée, mais sans les couleurs et les détails qui en faisaient une véritable œuvre d’art.

Ses œuvres sont exposées un peu partout en Europe.

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