- Il y a ceux qui doivent supporter des noms qui les exposent à la moquerie, soit de manière générale (les Ducon, les Soulard, les Cochon …), soit du fait de l’association avec un métier. Victor Hugo a rapporté que vers 1770, les maîtres Corbeau et Renard, procureurs au Châtelet, avaient pu changer leur patronyme en Gorbeau et Prénard.
- Il y a les immigrés qui « francisent » leurs noms pour pouvoir s’intégrer dans la société et même parfois pour survivre, comme cela a été le cas des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Après celle-ci, certains des enfants de ceux qui avaient fait ce choix redemandèrent d’ailleurs à retrouver leur patronyme d’origine. Maintenant, certains Juifs français qui s’installent en Israël ont la possibilité d’adopter un nom d’origine hébraïque, avant d’entamer une nouvelle existence.
- Il y a les femmes qui adoptent le nom de leur époux et qui, parfois, doivent reprendre leur nom de jeune femme après un divorce.
- Il y a les raisons d’état. Durant la 1ère guerre mondiale, la branche anglaise de la famille noble des Battenberg dut transformer le nom de la dynastie en « Mountbatten », de même que la famille royale dut délaisser le nom de Saxe-Cobourg pour « Windsor » qui n’avait aucune justification historique.
- Et puis, il y a les artistes qui décident d’adopter des pseudonymes sous lesquelles ils estiment mieux pouvoir être reconnus qu’avec leurs véritables noms. On peut en comprendre certains. Ainsi, il est plus facile de devenir une rock star quand on s’appelle Alice Cooper, plutôt que Vincent Furnier, ou de fonder la philosophie spirite en s’appelant Allan Kardec plutôt que Hippolyte Léon Denizard Rivail.
d’immigrants. Bon nombre d’arrivants souhaitent changer leur nom. Cette pratique
est très rapide et courante mais le résultat final présente de nombreuses fautes
d’interprétation et de traduction lors du passage de l’hébraïque aux caractères la-
tins ; la langue hébraïque tolère une grande liberté en matière de traduction.
En cas de changement de nom, l’ancien nom est mis entre parenthèses à côté du
nouveau prénom ou nom de famille pendant quelques années (5 à 7).
2. Port du nom dans le cas des conjoints
Norme : La femme reprend le nom de famille de son mari ;
Mais : toutes les possibilités restent ouvertes ; faire suivre le nom de jeune fille de
la femme, porter les deux noms de famille, reprendre le nom de famille de la
femme ou porter les deux noms de famille ; il y a déjà eu des cas où, après le ma-
riage, le couple avait choisi un nom totalement nouveau. Il existe une grande
souplesse dans le port du nom et dès qu’un « teudat bechirat shem » (document
sur le choix de nom) est émis par le Ministère de l’intérieur à la suite du mariage,
le nouveau nom choisi acquière force obligatoire.
3. Port du nom dans le cas des enfants
Les enfants légitimes prennent le nom de famille des parents ;
Pour les enfants illégitimes, le port du nom diffère selon les cas :
Père inconnu : nom de famille de la mère ;
Père connu / enfant reconnu : nom de famille du père, du père et de la mère ou
uniquement de la mère (dépend du choix de la « famille »). La modification du
port du nom est extrêmement flexible.
4. Particularités
Les noms sont écrits en majuscules ;
Les signes diacritiques n’existent pas ;
Le trait d’union n’a aucune signification ;
En Israël, les changements de nom ont souvent lieu, et sur le passeport, l’ancien
nom est mis entre parenthèses à côté du nouveau nom pendant une période pré-
cise (5 à 7 ans) ;
Les particules de filiation n’existent pas
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