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TRAVAIL. Il est beaucoup plus intéressant (financièrement) pour les Palestiniens de travailler en Israël puisque les rémunérations (180 shekels par jour pour les emplois non qualifiés) sont doubles de celles qu’ils pourraient percevoir dans les territoires sous contrôle palestinien. Aujourd’hui, 174 000 Palestiniens se rendent chaque jour en Israël (outre 31 000 travaillent dans les implantations juives de zone C sous contrôle israélien en vertu des accords israélo-palestiniens de paix), et ce en dépit des lourdes contraintes administratives : les travailleurs sont parfois tenus de patienter de longs moments au point de contrôle pour rejoindre leur lieu de travail.

LE PLUS…

La volonté israélienne de trouver les bases d’accords économiques avec les Palestiniens n’est pas nouvelle : le 18 décembre 2016, le gouvernement Netanyahu avait publié la résolution gouvernementale n° 2174 intitulée « Augmenter l’emploi des travailleurs palestiniens en Israël de la région de Judée-Samarie, améliorer la manière de délivrer les permis de travail et garantir des conditions de travail équitables pour les travailleurs palestiniens ». Depuis, le nombre de permis de travail accordé aux palestiniens n’a cessé de croître : 24% en Cisjordanie et 18,4 % dans la bande de Gaza. De même, le revenu des travailleurs palestiniens qui représentait 6% du revenu national brut palestinien en 2011, est passé à 16 % en 2021.

Bien évidemment, le nouveau partenariat participe incontestablement d’une volonté, pour Israël, de parvenir à une paix économique, prélude à une normalisation complète des relations israélo- palestiniennes. Cette philosophie inspire également les relations entre Israël et les Palestiniens de Gaza où la crise économique est encore plus violente (avec un taux de chômage de près de 50 %).

En septembre 2021, Israël a alors annoncé la délivrance de 7 000 permis de travail à des Palestiniens de Gaza. Peu après, la Coordination israélienne des activités gouvernementales dans les territoires (Cogat) a fait part d’une augmentation de ce chiffre  de 3 000 (le portant le total à 10 000), avant que le nombre de permis de travail ne soit fixé à 20 000 quelque mois plus tard. Il s’agit d’un progrès considérable lorsque l’on se souvient qu’en 2006, Israël avait interdit aux palestiniens de Gaza de travailler en Israël.

C’est bien sur le plan économique qu’il convient de trouver un intérêt commun. Rappelons qu’au cours de ces dernières années, Israël a augmenté les quotas de permis de travail accordés aux Palestiniens, mais également introduit des quotas dans de nouveaux secteurs comme la haute technologie ou la santé, le domaine de la restauration et de l’hôtellerie.

En établissant les bases d’un partenariat « gagnant-gagnant » avec les Palestiniens de Gaza, Israël devrait parvenir à les responsabiliser : soit ils cessent de tirer des roquettes (et autres missiles) sur Israël, soit les points de passage de Beit Hanoun et d’Erez resteront fermés (ce qui empêchera les gazaouis de venir travailler).

Les réalités économiques priment les considérations idéologiques : s’acharner à vouloir détruire Israël est parfaitement contreproductif.

Bertrand Ramas-Muhlbach

 

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