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Le nouveau centre est hébergé par l’Institute for National Security Studies, un groupe de réflexion de Tel Aviv étroitement lié à l’armée et au gouvernement israéliens.

L’ambassadeur de Chine en Israël, Cai Run, a assisté à l’ouverture lundi, aux côtés du ministre du Renseignement Elazar Stern et de hauts diplomates israéliens, ainsi que d’envoyés de l’Inde, du Vietnam et d’autres pays.

En janvier, le ministère israélien des Affaires étrangères célébrait 30 années de relations diplomatiques avec la Chine en mettant en avant des relations commerciales évaluées à 18 milliards de dollars.

Selon Orion, les investissements chinois en Israël et les exportations israéliennes vers la Chine ont atteint un sommet en 2018.

Le chercheur Assaf Orion lors du lancement du Centre politique Israël-Chine, think tank de l’INSS, à Tel-Aviv le 2 août 2022. (Crédit : Tal Schneider/Times of Israel)

Depuis lors, les deux indices ont diminué et au cours des six dernières années, le nombre d’entreprises israéliennes exportant vers la Chine a chuté de 15 %, ne réunissant plus que 480 entreprises.

Les dates concordent avec la pression exercée par les Etats-Unis sur Israël, Donald Trump d’abord puis Joe Biden, pour surveiller de plus près ses relations commerciales, en particulier en ce qui concerne les transactions majeures sensibles.

En 2019, le cabinet de sécurité israélien a annoncé la formation d’un comité consultatif sur les investissements étrangers en Israël, après avoir louvoyé pendant plusieurs années, à la recherche d’un improbable équilibre entre sa relation avec Washington et celle avec Pékin.

Il était déjà trop tard pour que le comité ait son mot à dire sur le tramway de Tel Aviv ou les travaux au port de Haïfa, mais il est parvenu à bloquer de nouveaux projets, dans un mouvement qui n’a pas tardé à rafraîchir la tonalité des relations commerciales.

Lors de l’ouverture du centre, Cai a noté que les relations économiques restaient solides, affirmant que le commerce bilatéral était passé de 15 millions de dollars en 1992 à 22,8 milliards de dollars en 2021. (Aucune explication n’a été donnée de l’écart avec les chiffres israéliens, inférieurs de 4,8 milliards de dollars).

« La Chine est aujourd’hui notre plus grand partenaire commercial en Asie et le deuxième au monde », a expliqué l’ambassadeur. « Avant la pandémie de COVID-19, il y avait des vols directs entre Tel Aviv et cinq villes chinoises. »

La Chine demeure, il est vrai, le principal partenaire commercial d’Israël en Asie : Israël importe plus de Chine que de tout autre pays et exporte plus vers la Chine que vers tout autre pays asiatique. Entre 2011 et 2021, la part chinoise des exportations israéliennes vers l’Asie est passée de 25 % à 42 %.

L’ambassadeur de Chine Cai Run lors du lancement du Centre politique israélo-chinois, à l’INSS, Tel-Aviv, le 2 août 2022. (Crédit : Tal Schneider/Times of Israel)

Les Israéliens semblent divisés sur la manière dont ils perçoivent la Chine, critiquée pour son autoritarisme et ses crimes contre l’humanité, envers la minorité musulmane ouïghoure, dans l’ouest du pays.

Selon les résultats d’un sondage du Pew Research Center publié en juin, 48 % des Israéliens ont une opinion favorable de la Chine, plus que dans tout autre pays occidental, contre
46 % d’opinions défavorables. Dans le monde, les Israéliens sont les moins préoccupés par les questions de droits de l’homme en Chine ou par les avancées militaires de Pékin, mais ils se révèlent légèrement plus nerveux sur les questions de concurrence économique avec la Chine ou d’ingérence chinoise dans leurs affaires intérieures.

Orion a noté que, par le passé, les opinions favorables à la Chine avaient été encore plus massives. Ainsi, en 2019, 66 % des Israéliens avaient une opinion favorable de la Chine et seulement 25 % une opinion défavorable, selon Pew.

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