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Les israéliens ont vécu hier une journée historique. Tout le monde retenait son souffle car on s’attendait à une guerre des drapeaux sanglante. A minuit hier soir on pouvait dire : pas de morts ni attaques à la roquette sur Israël durant ce jour sacré de Yom Yeroushalaim.

Yom Yeroushalayim, qui marque la conquête par Israël de la vieille ville et de Jérusalem-Est sur la Jordanie lors de la guerre des Six Jours en 1967, est aujourd’hui célébré par tous les Juifs israéliens. 

Bilan à minuit hier soir : la manifestation a réuni 70 000 personnes ; plus de 50 arrestations ; cinq policiers israéliens, trois civils israéliens et 40 Palestiniens blessés.

Le gouvernement a débloqué un budget d’un milliard de shekels pour la capitale dont 625 millions pour un plan quiquennal pour la promotion du tourisme et du higtech dans la ville.
Dans le cadre de ce plan, 360 millions de shekels seront alloués au développement des transports dont 110 millions de shekels pour la promotion des pistes cyclables et 200 millions pour les transports en commun.

Selon Times (1) : « Un nombre record de Juifs ont afflué vers le Mont du Temple dimanche à l’occasion de Yom Yeroushalayim.

Selon la police israélienne, quelque 2 600 Juifs ont été autorisés à entrer sur le lieu saint, par groupes de 40 à 50 personnes, en deux vagues, le matin et l’après-midi.

Des centaines de personnes étaient arrivées tôt dans la matinée en attendant de pouvoir visiter le site, et beaucoup d’autres n’ont pas pu entrer.

Selon les médias israéliens, ce chiffre constitue un record absolu.

Il a pulvérisé ce qui était auparavant considéré comme le record, lorsque quelque 1 700 Juifs s’y étaient rendus, le jour du jeûne de Tisha B’Av en août 2019.

Parmi ceux qui ont visité le site dimanche, le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir.

Le Mont du Temple – qui abrite également la mosquée Al-Aqsa – est administré par le Waqf, un trust religieux géré et financé par la Jordanie. Le site, sacré à la fois pour le judaïsme et l’islam, est l’un des principaux points chauds du conflit israélo-palestinien.

Un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré qu’Israël « jouait avec le feu » en permettant aux « colons de profaner les lieux saints ».

(1) Times of Israel.

Photo AFP.

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