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Plus le contre-interrogatoire de Shlomo Filber avance, plus l’Accusation est mise en difficulté.

Aujourd’hui, les avocats de Netanyahou ont mis en avant le fait qu’il aurait été proposé à Shlomo Filber d’être témoin protégé, à charge contre l’ancien Premier ministre, avant même que le conseiller juridique du gouvernement n’ait donné son feu vert à la démarche.

Pendant l’audience, Maitre Boaz Ben Tsur, l’avocat de Netanyahou a demandé à Filber s’il était exact que l’on avait voulu lui faire signer un accord de témoin protégé dès juillet 2017. Filber a répondu que oui. Or le conseiller juridique du gouvernement n’a autorisé la procédure qu’en octobre de la même année.

Les avocats de la Défense font valoir qu’une telle action est contraire à la Loi fondamentale sur le gouvernement qui ne permet d’entamer une procédure contre le Premier ministre dans le cadre d’une infraction pénale, uniquement après en avoir reçu l’autorisation du conseiller juridique du gouvernement. Les représentants du Parquet n’ont pas émis d’objections pendant la séance, à l’annonce de ces arguments.

Cette séquence s’ajoutent à celle où les avocats de Netanyahou ont démontré que la fameuse rencontre où Netanyahou aurait donné l’ordre à Filber de favoriser Bezeq, n’a pas pu avoir lieu à la date annoncée dans l’acte d’accusation ou encore à celle où l’on apprend que les enquêteurs ont fait pression sur Filber pour qu’il leur livre la tête de Netanyahou.

LPH

 

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