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Le gouvernement s’est félicité d’avoir posé « un jalon important vers un système de don de sang plus inclusif ». Le Canada a annoncé jeudi 28 avril l’abandon d’une période d’abstinence de trois mois imposée aux hommes gays voulant donner leur sang. Ottawa emboîte ainsi le pas à plusieurs pays dont le Royaume-Uni, la France ou encore Israël.

D’ici le 30 septembre, une nouvelle approche sera mise en place : seuls les donneurs qui ont des comportements sexuels considérés comme à risque élevé, peu importe leur identité de genre ou leur orientation sexuelle, seront désormais exclus.

Un délai qui s’est progressivement réduit

La demande avait été faite par la société canadienne du sang, qui mène ses activités dans tout le territoire canadien, à l’exception du Québec.
« L’approbation d’aujourd’hui (…) s’appuie sur l’avancement des données scientifiques au cours des dernières années », a justifié le ministère de la Santé.

L’interdiction à vie de don du sang imposée aux hommes homosexuels avait été instaurée après un scandale de sang contaminé qui a vu des milliers de Canadiens infectés par le VIH après avoir reçu des transfusions dans les années 1980.

Au cours des dernières années, la période d’abstinence a été abaissée : les gays ne pouvaient donner leur sang au Canada qu’après une période d’abstinence de 5 ans en 2013, puis d’un an en 2016 et enfin de trois mois en 2019. Récemment, la France, l’Espagne, l’Italie, Israël et l’Angleterre ont fait évoluer dans ce sens leurs conditions d’accès au don du sang.

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